• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

L'ouvrier

OLIVIERW

Maître Poète
L’ouvrier !



Travailleur de ton état, tu es bon manuel

Fier d’aller œuvrer et accomplir ta tâche

En retour, toucher un salaire mensuel

Et la prime, là, tu te lisses la moustache.



Tu aimes ta femme et surtout tes trois enfants

Ils sont tout pour toi, tu ne comptes pas tes heures

Bosser pour un patron, ce n’est pas triomphant

Mais au moins tu as un boulot, t’es pas chômeur.



Tu pars tôt le matin, ton pas est lourd, pressé

Faut pas de retard, sinon tu es à l’amende

Payé au rendement, tu ne peux baisser

La cadence, il faut respecter les commandes.



Le soir, tu quittes d’un pas las et fatigué

Ton atelier, tout le jour, tu as sué

A fabriquer des pièces, ce n’est pas gai

Ton boulot, mais au fond, tu es habitué.



Avant de rentrer chez toi, tu vois les copains

Au café du coin, à boire ton coup, heureux

A taper le carton, tu n’es pas un rupin

Pour tes amis, tu es un pote chaleureux !



Retour à la maison, tu t’assis près du feu

A réchauffer tes mains, attendant le repas

Ton épouse a préparé un bon pot-au-feu

Et tes gamins te disent bonne nuit Papa !

 
quel beau tableau, je pense à mon père quand l'ouvrier encore était fier, il avait connu 36, fait mai 68,
et il disait toujours, "s'ils le peuvent, ils nous reprendront tous, ils n'ont jamais supportés qu'on envahisse leurs plages", ce qui me ramène a mon dernier poème sur le paradis fiscal au Portugal
 
Retour
Haut