angell27
Nouveau poète
Etat du vieux sud, multitude de couleurs sont passées par toi ;
Cajuns, noirs, créoles ou mexicains, chacun ont eu en toi la foi
De trouver ce rêve de dominance entre maîtres et esclaves.
Aux prix du sauvage qui saigne sur tes murs et restent épaves
Aux innombrables cannes à sucre qui poussent dans tes champs immenses
Ton histoire y reste à jamais imprégnée, n’attends pas l’ignorance.
Ton paysage de bayous et de coton, tes quartiers français,
Ton architecture espagnole et ton territoire colonisé,
Ont donné cette envie à Jefferson d’acquérir le monopole
De l’or noir et des richesses de tes si précieux puits de pétrole.
On entend d’ici ce rythme au son du jazz, du blues et du gospel,
L’étrange culte vaudou et cette foi sereine et éternelle.
Mais tu ne tire pas de trait sur ton passé et reste raciste
Pourquoi tes occupants si acharnés, passifs et égoïstes ?
Un paysage si calme que traverse le Mississipi
Mais des êtres pauvres contre des hommes si sourds et endormis.