michelernest
Poète libéré
Pauvre fils de Louis XVI et Marie-Antoinette
Qui n'a jamais connu les honneurs du pouvoir
Qui termina sa vie au fond des oubliettes
De la prison du Temple et de la grande Histoire
Louis Charles Capet naît au château de Versailles
À Pâques de l'an mil sept cent quatre-vingt-cinq
On prétend qu'il est le fils d'un noble de paille
Et par naïveté le peuple s'en convainc
On n'en parle oncques plus quand Louis Joseph, son frère
Le réputé Dauphin s'en va les pieds devant
Louis devient à quatre ans successeur de son père
Au grand dam de ses deux oncles mauvais perdants
Mais la Révolution sonne le crépuscule
Du royaume de France, de son luxe et ses fastes
La trahison du roi, sa fuite noctambule
Ont fait du jeune Louis un prince iconoclaste
Il est conduit au Temple aux bons soins de sa mère
Quand le procès du roi déchaîne les passions
Et quand la Veuve abat sa lame meurtrière
Louis devient orphelin de la jeune nation
Il est mis au secret dans une chambre obscure
Son état se dégrade et, rongé par la gale
Il survit accroupi de peu de nourriture
Tout un été brûlant et un hiver glacial
Au printemps de l'an III, c'est de tuberculose
Dont souffre maintenant le Dauphin mal-aimé
Mais quant à le soigner, aucun médecin n'ose
Associer son nom à sa mort programmée
Le 20 prairial suivant le jeune Louis trépasse
On l'enterre de nuit à la fosse commune
Mais l'acte de décès avec le temps qui passe
Ayant été détruit au temps de la Commune
On prétend que l'enfant n'est pas mort dans sa geôle
Et que le vrai dauphin réapparut un jour
Sous les traits d'imposteurs, acteurs plus ou moins drôles
Mais qu'un test ADN a proscrit pour toujours
Qui n'a jamais connu les honneurs du pouvoir
Qui termina sa vie au fond des oubliettes
De la prison du Temple et de la grande Histoire
Louis Charles Capet naît au château de Versailles
À Pâques de l'an mil sept cent quatre-vingt-cinq
On prétend qu'il est le fils d'un noble de paille
Et par naïveté le peuple s'en convainc
On n'en parle oncques plus quand Louis Joseph, son frère
Le réputé Dauphin s'en va les pieds devant
Louis devient à quatre ans successeur de son père
Au grand dam de ses deux oncles mauvais perdants
Mais la Révolution sonne le crépuscule
Du royaume de France, de son luxe et ses fastes
La trahison du roi, sa fuite noctambule
Ont fait du jeune Louis un prince iconoclaste
Il est conduit au Temple aux bons soins de sa mère
Quand le procès du roi déchaîne les passions
Et quand la Veuve abat sa lame meurtrière
Louis devient orphelin de la jeune nation
Il est mis au secret dans une chambre obscure
Son état se dégrade et, rongé par la gale
Il survit accroupi de peu de nourriture
Tout un été brûlant et un hiver glacial
Au printemps de l'an III, c'est de tuberculose
Dont souffre maintenant le Dauphin mal-aimé
Mais quant à le soigner, aucun médecin n'ose
Associer son nom à sa mort programmée
Le 20 prairial suivant le jeune Louis trépasse
On l'enterre de nuit à la fosse commune
Mais l'acte de décès avec le temps qui passe
Ayant été détruit au temps de la Commune
On prétend que l'enfant n'est pas mort dans sa geôle
Et que le vrai dauphin réapparut un jour
Sous les traits d'imposteurs, acteurs plus ou moins drôles
Mais qu'un test ADN a proscrit pour toujours