Un jour, je chantais sur un pont
en regardant vers l’horizon,
L’horizon rouge de mon amour,
Et je rêvais comme ça, tout court ;
Société est arrivée.
- « Pauvre con, m’a-t-elle lancée,
N’as-tu rien d’autre à faire
qu’à bâiller aux corneilles ? »
- « J’ai à regarder le soleil
qui éclaire Paris,
Que toi tu vois tout gris,
Mais qui est bleu comme la mer,
Parce qu’il épouse l’éternité ;
J’ai à caresser le chat
muet comme les murs de tes idées,
Parce que sans caresses un chat,
Il ne peut pas ronronner ;
J’ai à parler avec la vieille
du dessous de chez moi,
Parce que sans moi, la vieille,
Ses yeux ne brillent pas ;
Et puis, j’ai bien d’autres ponts
où chanter mes chansons,
Où rêver mon amour
sous un réverbère de lune »
Société m’a raillée :
- « Tu perds ton temps,
Tu ne fais rien
et t’es content
d’être aérien ;
Mais pauvre con,
Tu ne sais rien,
Pas de culture,
Pas de calculs ! ».
- « Les calculs finissent aux reins,
Pour la culture, j’ai mon jardin
plein de roses multicolores,
Elles s’ouvrent toutes à la chand’ leur,
Avec les crêpes pour les enfants
et les bougies toutes allumées,
Pour qu’on puisse comme avant
dire des histoires à la veillée »
- « Pauvre con, dit Société,
Maintenant, y’a la télé,
Et l’électricité ! »
« Oui.
Mais l’Amour… ».
en regardant vers l’horizon,
L’horizon rouge de mon amour,
Et je rêvais comme ça, tout court ;
Société est arrivée.
- « Pauvre con, m’a-t-elle lancée,
N’as-tu rien d’autre à faire
qu’à bâiller aux corneilles ? »
- « J’ai à regarder le soleil
qui éclaire Paris,
Que toi tu vois tout gris,
Mais qui est bleu comme la mer,
Parce qu’il épouse l’éternité ;
J’ai à caresser le chat
muet comme les murs de tes idées,
Parce que sans caresses un chat,
Il ne peut pas ronronner ;
J’ai à parler avec la vieille
du dessous de chez moi,
Parce que sans moi, la vieille,
Ses yeux ne brillent pas ;
Et puis, j’ai bien d’autres ponts
où chanter mes chansons,
Où rêver mon amour
sous un réverbère de lune »
Société m’a raillée :
- « Tu perds ton temps,
Tu ne fais rien
et t’es content
d’être aérien ;
Mais pauvre con,
Tu ne sais rien,
Pas de culture,
Pas de calculs ! ».
- « Les calculs finissent aux reins,
Pour la culture, j’ai mon jardin
plein de roses multicolores,
Elles s’ouvrent toutes à la chand’ leur,
Avec les crêpes pour les enfants
et les bougies toutes allumées,
Pour qu’on puisse comme avant
dire des histoires à la veillée »
- « Pauvre con, dit Société,
Maintenant, y’a la télé,
Et l’électricité ! »
« Oui.
Mais l’Amour… ».