jite
Nouveau poète
Je ne sais plus où j'en suis avec moi-même.
Je me croyais guéri ou en voie au moins de guérison, je le croyais sérieusement.
Je croyais bien que j'oublierais mes soucis.
Pendant un certain temps, je me suis vraiment cru.
Je ne savais pas qu'on pouvait se mentir à soi-même, mais oui...
Mais plus je sais et plus je sais que je ne sais rien sur ce que je devrais savoir.
Mais qu'est-ce qui m'arrive...
Je me sens égoiste aussi, centré sur mes problèmes de ma petite personne.
Alors que sur ce site, dans le forum, j'ai vu une petite Charline de 4 ans disparue, tuée par son père.
J'ai peine à imaginer le désarroi de sa mère, en plus le père s'est suicidé immédiatement après.
Comment l'humain peut dans l'amour concevoir la vie et ensuite la lui enlever en une seconde.
Qu'est-ce que mes problèmes à comparer à cette tuerie.
Je ne peux qu'être désolé, comme pour moi, le mal a été fait et c'est trop tard.
Mais grâce à Dieu, j'ai découvert de vrais ami(e)s sur ce site.
Qui me laisse des commentaires et des messages d'espérance.
Tout le monde pourtant est tellement gentil avec moi.
J'ai une amie en particulier qui me supporte, on se supporte l'un et l'autre.
Mais je me demande si je ne lui nuis pas plus qu'autre chose en ne pouvant l'aider.
Mais ça c'est une autre histoire.
Il me vient une émotion là, rien qu'en l'écrivant.
Attendez un instant...
ok, ça va.
Il me semble que je n'avance plus.
Je marche à reculons dans mon petit espace chez moi.
Les p'tits bonheurs que j'avais trouvé ne me convainquent plus.
Je suis en train de perdre les pédales.
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
Le train, le destin, est toujours à l'heure ou en retard mais il finit toujours par arriver.
Je croyais avoir laissé sur le quai d'embarquement tous mes problèmes.
Il me semble que j'étais parti avec l'essentiel, de bonnes intentions, une autre façon de voir les choses.
Je dois trouver autre chose pour me remettre sur la voie ferrée.
J'avais l'impression que j'avais pris de la vitesse et que les freins ne me serviraient plus à rien.
Je me trouvais confortable, bien calé dans le siège près de la fenêtre de mes émotions.
J'avais pris de la vitesse trop rapidement, j'ai perdu le contrôle en croyant tout réglé.
Je dévie tellement facilement de ma destinée, tout est prétexte à prendre le champ.
Tant que je suis dans un bout droit ça va.
Mais à l'arrivée de la courbe, même si je la vois de loin, je déraille avant même d'y arriver.
On dirait que je suis trop lourd pour les rails, que mon problème est plus complexe que je pensais.
Puis l'accident survient encore une fois, la rechute, le déséquilibre, ma vie perd le nord.
Du coup, tous les wagons s’imbriquent les uns dans les autres, tout s'embrouille et je ne me reconnais plus.
Et là c'est le chaos complet, tout est mélangé dans ma tête.
Le wagon locomotive est le premier à sombrer, ma tête ne se retrouve plus et génère le reste de la situation.
Le wagon-lit est en fouillis, je ne dors plus bien, je ne fais plus mon lit.
Le wagon-restaurant a débordé, la vaisselle s'accumule sur le comptoir, je mange mal.
Le wagon de marchandises est sans dessus dessous, je ne fais plus de rangement dans la maison.
Le wagon-salon est pourtant complet, mais les divertissements ne m'attirent plus comme avant.
Les passagers sont à demi conscients, dans ma tête, je mélange réalité et rêve qui ne savent plus ou ils en sont.
Le train s'est arrêté enfin, le silence est revenu, c'est l'arrêt dans ma vie, je ne fais plus rien.
Je constate maintenant les dégâts, ma vie est complètement brisée, tout est détruit.
La fumée sort de partout, le bruit de ferrailles s'est tue, je me sens en détresse mais dans un calme désarmant.
Je dois prendre une décision.
Ou bien je m'assois là et je constate les dégâts en attendant que quelque chose se passe, que l'ambulance arrive.
Ou bien je renvoie le tout à la ferraille, je ne peux pas m'abandonner à moi-même comme ça, non de non.
Ou bien je ramasse tous les morceaux, je garde ce qui est bon et le reste je m'en débarrasse.
Ou bien je tente de réparer ce qui reste mais du vieux restera toujours fragile, je le constate.
Ou bien je m'achète un autre train mais je fais attention cette fois-ci à la vitesse.
Ou bien je laisse faire les trains, je laisse mon travail, je change de vie, plus facile à dire qu'à faire.
Je réfléchis...
Le train, l'Orient-Express, a été populaire il y a plusieurs années, il s'est arrêté puis il est reparti, lui. Je dois arriver à en faire autant.
Je me croyais guéri ou en voie au moins de guérison, je le croyais sérieusement.
Je croyais bien que j'oublierais mes soucis.
Pendant un certain temps, je me suis vraiment cru.
Je ne savais pas qu'on pouvait se mentir à soi-même, mais oui...
Mais plus je sais et plus je sais que je ne sais rien sur ce que je devrais savoir.
Mais qu'est-ce qui m'arrive...
Je me sens égoiste aussi, centré sur mes problèmes de ma petite personne.
Alors que sur ce site, dans le forum, j'ai vu une petite Charline de 4 ans disparue, tuée par son père.
J'ai peine à imaginer le désarroi de sa mère, en plus le père s'est suicidé immédiatement après.
Comment l'humain peut dans l'amour concevoir la vie et ensuite la lui enlever en une seconde.
Qu'est-ce que mes problèmes à comparer à cette tuerie.
Je ne peux qu'être désolé, comme pour moi, le mal a été fait et c'est trop tard.
Mais grâce à Dieu, j'ai découvert de vrais ami(e)s sur ce site.
Qui me laisse des commentaires et des messages d'espérance.
Tout le monde pourtant est tellement gentil avec moi.
J'ai une amie en particulier qui me supporte, on se supporte l'un et l'autre.
Mais je me demande si je ne lui nuis pas plus qu'autre chose en ne pouvant l'aider.
Mais ça c'est une autre histoire.
Il me vient une émotion là, rien qu'en l'écrivant.
Attendez un instant...
ok, ça va.
Il me semble que je n'avance plus.
Je marche à reculons dans mon petit espace chez moi.
Les p'tits bonheurs que j'avais trouvé ne me convainquent plus.
Je suis en train de perdre les pédales.
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
Le train, le destin, est toujours à l'heure ou en retard mais il finit toujours par arriver.
Je croyais avoir laissé sur le quai d'embarquement tous mes problèmes.
Il me semble que j'étais parti avec l'essentiel, de bonnes intentions, une autre façon de voir les choses.
Je dois trouver autre chose pour me remettre sur la voie ferrée.
J'avais l'impression que j'avais pris de la vitesse et que les freins ne me serviraient plus à rien.
Je me trouvais confortable, bien calé dans le siège près de la fenêtre de mes émotions.
J'avais pris de la vitesse trop rapidement, j'ai perdu le contrôle en croyant tout réglé.
Je dévie tellement facilement de ma destinée, tout est prétexte à prendre le champ.
Tant que je suis dans un bout droit ça va.
Mais à l'arrivée de la courbe, même si je la vois de loin, je déraille avant même d'y arriver.
On dirait que je suis trop lourd pour les rails, que mon problème est plus complexe que je pensais.
Puis l'accident survient encore une fois, la rechute, le déséquilibre, ma vie perd le nord.
Du coup, tous les wagons s’imbriquent les uns dans les autres, tout s'embrouille et je ne me reconnais plus.
Et là c'est le chaos complet, tout est mélangé dans ma tête.
Le wagon locomotive est le premier à sombrer, ma tête ne se retrouve plus et génère le reste de la situation.
Le wagon-lit est en fouillis, je ne dors plus bien, je ne fais plus mon lit.
Le wagon-restaurant a débordé, la vaisselle s'accumule sur le comptoir, je mange mal.
Le wagon de marchandises est sans dessus dessous, je ne fais plus de rangement dans la maison.
Le wagon-salon est pourtant complet, mais les divertissements ne m'attirent plus comme avant.
Les passagers sont à demi conscients, dans ma tête, je mélange réalité et rêve qui ne savent plus ou ils en sont.
Le train s'est arrêté enfin, le silence est revenu, c'est l'arrêt dans ma vie, je ne fais plus rien.
Je constate maintenant les dégâts, ma vie est complètement brisée, tout est détruit.
La fumée sort de partout, le bruit de ferrailles s'est tue, je me sens en détresse mais dans un calme désarmant.
Je dois prendre une décision.
Ou bien je m'assois là et je constate les dégâts en attendant que quelque chose se passe, que l'ambulance arrive.
Ou bien je renvoie le tout à la ferraille, je ne peux pas m'abandonner à moi-même comme ça, non de non.
Ou bien je ramasse tous les morceaux, je garde ce qui est bon et le reste je m'en débarrasse.
Ou bien je tente de réparer ce qui reste mais du vieux restera toujours fragile, je le constate.
Ou bien je m'achète un autre train mais je fais attention cette fois-ci à la vitesse.
Ou bien je laisse faire les trains, je laisse mon travail, je change de vie, plus facile à dire qu'à faire.
Je réfléchis...
Le train, l'Orient-Express, a été populaire il y a plusieurs années, il s'est arrêté puis il est reparti, lui. Je dois arriver à en faire autant.