rivière
Maître Poète
L’onde de clarté
L’onde de clarté s’échoue, non loin de moi,
dans la chaloupe des arbres, je me dirige vers Toi,
vers le jardin abandonné où je t’ai rencontrée,
un matin de mai, alors que j’errais, tourmentée,
dans la chaloupe des arbres, je me dirige vers Toi,
vers le jardin abandonné où je t’ai rencontrée,
un matin de mai, alors que j’errais, tourmentée,
depuis le départ de mon amante. Souviens-toi,
ma Douce, ma Sirène,
tes longs cheveux pâles te nimbaient, virginale,
parmi l’autel des bocages, parmi la soie des forêts,
ma Douce, ma Sirène,
tes longs cheveux pâles te nimbaient, virginale,
parmi l’autel des bocages, parmi la soie des forêts,
je cheminais quand ton regard a croisé le mien,
mon coeur a battu la chamade, je me suis agenouillée,
face aux diocèses des blés, je t’ai déclaré ma flamme,
et j’ai attendu, anxieuse, l’exquisité de ta réponse.
mon coeur a battu la chamade, je me suis agenouillée,
face aux diocèses des blés, je t’ai déclaré ma flamme,
et j’ai attendu, anxieuse, l’exquisité de ta réponse.
Ta chevelure d’or tremblait sous l’haleine du souffle,
soulevant ma micro-robe de tulle, le sang battait
à mes tempes, tu as acquiescé, je suis devenue Tienne,
et depuis, je viens te voir à la sortie de mon travail, heureuse.
soulevant ma micro-robe de tulle, le sang battait
à mes tempes, tu as acquiescé, je suis devenue Tienne,
et depuis, je viens te voir à la sortie de mon travail, heureuse.
Poétesse de Lesbos, je te déifie sans cesse, car
rien n’est plus beau, ni plus avenant au monde qu’une Femme,
les oiselles chantent à tout instant tes éloges,
quand tu t’absentes, mon âme saigne,
rien n’est plus beau, ni plus avenant au monde qu’une Femme,
les oiselles chantent à tout instant tes éloges,
quand tu t’absentes, mon âme saigne,
mon désir irrité te réclame, je n’en peux plus,
mes paumes de volupté glissent alors
dessus la lumière de mes seins hauts plantés et lourds,
dessus l’impudeur de ma Fourrure-pétales,
mes paumes de volupté glissent alors
dessus la lumière de mes seins hauts plantés et lourds,
dessus l’impudeur de ma Fourrure-pétales,
puis entrent à maintes reprises de ma rivière d’amour
à la grotte de ma matrice, je brame des râles de liesse,
je hurle les ailes de ton nom de Grâce,
le flux et le reflux de mes divines caresses me guident
à la grotte de ma matrice, je brame des râles de liesse,
je hurle les ailes de ton nom de Grâce,
le flux et le reflux de mes divines caresses me guident
vers l’éloquence de ma Jouissance,
et je vendange le lait de mes blanches noces
que je bois en la coupe de mes mains.
A ton arrivée en ce lieu oint par Eros, ô ma Vénérée,
et je vendange le lait de mes blanches noces
que je bois en la coupe de mes mains.
A ton arrivée en ce lieu oint par Eros, ô ma Vénérée,
ôte mes habits, fais de même, allonge-moi sur
le baldaquin des mousses, caracole-moi, accrochée à mes mamelons
jusqu’au spasme suprême, nous serons alors unies à jamais
par les liens de la Passion, de la tendresse, et de la sensualité !
le baldaquin des mousses, caracole-moi, accrochée à mes mamelons
jusqu’au spasme suprême, nous serons alors unies à jamais
par les liens de la Passion, de la tendresse, et de la sensualité !
Sophie Rivière