Ninshua
Nouveau poète
L’oiseau obscur
Plumes coagulées, ailes ratatinées,
Un goût acidulé mais un air obstiné.
Marchant ou bien rampant il court après le temps,
Il va clopin-clopant malgré les contretemps.
Le doute l’envahit à chaque pas nouveau,
Le ciel peut-il trahir ce pauvre et frêle oiseau ?
L’Humain l’a englué, peut-il le sauver ?
Doit-il évoluer pour pouvoir innover ?
Parfois rêver en grand, faire un pas de géant ;
L’oiseau pourtant souffrant, mais jamais fainéant,
Avance à son allure, il sait qu’il est vivant.
Malgré les éraflures et les chocs éprouvants,
Il regarde devant projetant ses espoirs ;
Le soleil levant se cache dans le noir.