rivière
Maître Poète
L’odelette de nos amours si pures
Le dimanche,
quand les cloches d’été
annonçaient la fin de la messe
en notre contrée du Maine,
j’
attendais ta venue,
mon Epousée,
sur le beffroi des splendeurs,
là
où s’élevaient
des
châteaux de soleil et d’espoir,
puis,
nous parcourions la prée
sous
l’ombre complice des chênes,
tes atours resplendissaient
au gré du vent
qui bénissait
l’odelette de nos amours si pures,
tandis que
ma robe honorait
le
voile des arcs-en-ciel.
La passerelle de nos paumes ouvrait
l’aile languissante de ton âme
et
le murmure de ta douceur.
L’hiver, le Loir charriait des glaces,
tu te serrais alors contre moi, et
la colombe de tes lèvres retrouvait plus encore
les vitraux de la passion.
Les oiseaux connaissaient
l’océan de tes iris,
l’assonance de ton allégresse
sur le cadran des heures.
Et qu’importe
si nous mourons,
car
que je sais
que je rejoindrai
pour des siècles
et
des siècles
avec,
au cœur,
les
rimes de nos âmes !
Sophie Rivière
Le dimanche,
quand les cloches d’été
annonçaient la fin de la messe
en notre contrée du Maine,
j’
attendais ta venue,
mon Epousée,
sur le beffroi des splendeurs,
là
où s’élevaient
des
châteaux de soleil et d’espoir,
puis,
nous parcourions la prée
sous
l’ombre complice des chênes,
tes atours resplendissaient
au gré du vent
qui bénissait
l’odelette de nos amours si pures,
tandis que
ma robe honorait
le
voile des arcs-en-ciel.
La passerelle de nos paumes ouvrait
l’aile languissante de ton âme
et
le murmure de ta douceur.
L’hiver, le Loir charriait des glaces,
tu te serrais alors contre moi, et
la colombe de tes lèvres retrouvait plus encore
les vitraux de la passion.
Les oiseaux connaissaient
l’océan de tes iris,
l’assonance de ton allégresse
sur le cadran des heures.
Et qu’importe
si nous mourons,
car
que je sais
que je rejoindrai
pour des siècles
et
des siècles
avec,
au cœur,
les
rimes de nos âmes !
Sophie Rivière