rivière
Maître Poète
L’océan des arbres
Les nuages passent au loin, chassés par la brise,
les ciels d’azur ruissellent de clarté,
les fleurs dans les jardins et les bocages se redressent,
adossées aux diocèses des reflets,
les ciels d’azur ruissellent de clarté,
les fleurs dans les jardins et les bocages se redressent,
adossées aux diocèses des reflets,
je suis Grâce et splendeur,
les oiselles scandent dans les forêts et les champs
les vaisseaux de ma magnificence.
J’erre, seule, parmi le monde, parmi l’océan des arbres,
les oiselles scandent dans les forêts et les champs
les vaisseaux de ma magnificence.
J’erre, seule, parmi le monde, parmi l’océan des arbres,
parmi les hameaux et les sentes,
je contemple chaque matin la virginité des feuilles,
je suis Attente, et soupirs,
mes paumes blanches serrent à tout instant le puits du vide,
je contemple chaque matin la virginité des feuilles,
je suis Attente, et soupirs,
mes paumes blanches serrent à tout instant le puits du vide,
car tu es partie à l’étranger pour une longue période,
ma Chair de volupté s’exaspère.
Mes râles d’amour, voilà peu,
ont éclos de la rose de ma Jouissance
ma Chair de volupté s’exaspère.
Mes râles d’amour, voilà peu,
ont éclos de la rose de ma Jouissance
à la lueur de la lune et des cierges des étoiles,
tu as bu le lait de mes noces, et je suis devenue
Tienne à jamais, ô ma Sirène, mon amante,
toi qui écris sur l’urne de mes hanches,
tu as bu le lait de mes noces, et je suis devenue
Tienne à jamais, ô ma Sirène, mon amante,
toi qui écris sur l’urne de mes hanches,
et les collines de mes seins lourds les assonances de ma Féminité.
Mon sac à main bat le long de mon épaule, parfois
les ronces effleurent la délicatesse de mes escarpins,
mais je n’en ai cure,
Mon sac à main bat le long de mon épaule, parfois
les ronces effleurent la délicatesse de mes escarpins,
mais je n’en ai cure,
seul m’importe l’impudeur de ma Fourrure-corolle
que tes doigts de lumière explorent,
lape de nouveau l’aiguail de ma vénusté,
ma micro-robe de tulle, et mes bas de soie noirs,
que tes doigts de lumière explorent,
lape de nouveau l’aiguail de ma vénusté,
ma micro-robe de tulle, et mes bas de soie noirs,
tramés de majesté, brasillent sur le dais des mousses,
les ruisseaux, à ma vue, s’agenouillent,
et balbutient des odes saphiques.
A ton retour, effeuille-moi dessus l’ivoire de notre couche,
les ruisseaux, à ma vue, s’agenouillent,
et balbutient des odes saphiques.
A ton retour, effeuille-moi dessus l’ivoire de notre couche,
fais de même, déifie-moi, purifie-moi avec ta langue et ta dextre,
enlace-moi tendrement, fais-moi gémir et défaillir,
abreuve-toi du vin de ma Grâce, je sangloterai
des ruts de spasmes, et je serai Tienne !
enlace-moi tendrement, fais-moi gémir et défaillir,
abreuve-toi du vin de ma Grâce, je sangloterai
des ruts de spasmes, et je serai Tienne !
Sophie Rivière