Michelle64
Maître Poète

Comme un projecteur, lumineux sur mon front
La blanche page d’écran, appelle mes idées
Un par un, entrent en scène, des mots pailletés
Et un juge fait le tri des beaux, des laiderons
Voilà un train de rimes, de vaillants wagons
Aux attelages phonétiques...assistés
Je ne sais pas où je vais, mais la voie est tracée
Laisse mon imaginaire, sortir de ses gonds
Ça y est, j’ai calé mon esprit devient brouillon,
Passent les minutes, sans cliquetis de clavier
Puis l’envie soudaine, la pause Grand Marnier
Passer les canaux à prose, au goupillon
Au quart de bouteille, le vers a floraison
Les lignes sont fluides et avec un bon doigté
Que le sens, lui, en soit un peu bouchonné
Il y a de la marge pour sombrer en cuvaison
Moralité ; il faut bien, choisir son flacon
Loin de valoir, le parfum, des fleurs des prés
Mais là, je subis, les relents de ma cité
Et l’orchestre du périf, depuis mon balcon
Je retournerai, plume et calepin, prompt
Au parc, sous un arbre, être mieux inspirée
Et même si mes feuillets, restent immaculés
Le silence saura quoi dire à mon cœur bougon…