L'invisible forêt
Ombre vénérable, j'entre dans mon domaine,
Jamais tu n'as été aussi près de ma nuit !
Je n'ai rien à offrir si ce n'est une graine
Qui pousse dans le coeur et enchaîne l'ennui.
Mets toi vite debout, l'eau atteint tes épaules !
Surtout ne tremble pas à l'appel de ton nom.
Sans talisman, tu ne peux rejoindre les pôles
Et être le flambeau de mon chaste sermon.
Si le corps peut plier aux voeux de la nature,
L'esprit se défend et se transforme en rempart,
Empêchant nos pulsions de noyer l'heure obscure
Où le péché conduit à l'étreinte ou au dard.
Vois donc l'écho ranger sous ses plis le vacarme !
Le silence a un prix qui freine la rumeur.
Tu peux te résigner à fondre sous le charme
De l'odorant secret que peint le parfumeur.
Neige où le coeur pâlit, cendre où l'âme déchante,
Forêt où tout est plat, tanne-moi jusqu'au sang !
Si l'ardeur de l'ébène accentue ma tourmente,
Quand brûle le buisson, ma fièvre redescend !
Ombre vénérable, j'entre dans mon domaine,
Jamais tu n'as été aussi près de ma nuit !
Je n'ai rien à offrir si ce n'est une graine
Qui pousse dans le coeur et enchaîne l'ennui.
Mets toi vite debout, l'eau atteint tes épaules !
Surtout ne tremble pas à l'appel de ton nom.
Sans talisman, tu ne peux rejoindre les pôles
Et être le flambeau de mon chaste sermon.
Si le corps peut plier aux voeux de la nature,
L'esprit se défend et se transforme en rempart,
Empêchant nos pulsions de noyer l'heure obscure
Où le péché conduit à l'étreinte ou au dard.
Vois donc l'écho ranger sous ses plis le vacarme !
Le silence a un prix qui freine la rumeur.
Tu peux te résigner à fondre sous le charme
De l'odorant secret que peint le parfumeur.
Neige où le coeur pâlit, cendre où l'âme déchante,
Forêt où tout est plat, tanne-moi jusqu'au sang !
Si l'ardeur de l'ébène accentue ma tourmente,
Quand brûle le buisson, ma fièvre redescend !