lecoeurentretesmains
Maître Poète
Sous son front usé par le temps
Ses cheveux totalement absents,
Ses yeux mornes exprimaient
L’indifférence de l’intime,
D’un noir emprunté aux abîmes
Son regard hurlant à la vie l’ingratitude,
Révélait la peine comme habitude,
L’envie d’une froide solitude
Tapie dans l’ombre du silence
Et la lenteur de ses soupirs
Qui disaient l’indigence de son envie,
Un comble d’amertume
Squattait son âme appauvrie,
Sa bouche d’infortune
S’ouvrait de mots médisants
Il se présentait soi-disant
Comme victime du destin
Martyr d’un coupable dessein ou dessin,
Il affichait surtout la fierté exagérée
D’un cri d’infinie clarté
Entre ses joues creuses ;
Sa mine pâle et peureuse
Souffrait qu’on lui impose
Des nuits plus que moroses,
Sa tête entre ses deux mains
Tenait sur un corps sombre et tremblant
Qui déteignait sur les alentours,
Le soleil avec quelques tours
D’orange ornait la toile
Pendant que des voiles
Le fuyaient et que des marchants l’évitaient.
Ses cheveux totalement absents,
Ses yeux mornes exprimaient
L’indifférence de l’intime,
D’un noir emprunté aux abîmes
Son regard hurlant à la vie l’ingratitude,
Révélait la peine comme habitude,
L’envie d’une froide solitude
Tapie dans l’ombre du silence
Et la lenteur de ses soupirs
Qui disaient l’indigence de son envie,
Un comble d’amertume
Squattait son âme appauvrie,
Sa bouche d’infortune
S’ouvrait de mots médisants
Il se présentait soi-disant
Comme victime du destin
Martyr d’un coupable dessein ou dessin,
Il affichait surtout la fierté exagérée
D’un cri d’infinie clarté
Entre ses joues creuses ;
Sa mine pâle et peureuse
Souffrait qu’on lui impose
Des nuits plus que moroses,
Sa tête entre ses deux mains
Tenait sur un corps sombre et tremblant
Qui déteignait sur les alentours,
Le soleil avec quelques tours
D’orange ornait la toile
Pendant que des voiles
Le fuyaient et que des marchants l’évitaient.
PS : apparemment c'est ce tableau qui m'a inspiré.