fil2fer
Poète libéré
L'impossible rencontre
(Ou la prétention des poètes)
Un jour se produira l'impossible rencontre,
Moi, ici, à l'instant, vibrant et respirant,
Qui lègue mes poèmes aux derniers vivants,
Tandis qu'il fait midi au cadran de ma montre,
Notre chère rencontre, annoncée au fortuite,
Vous, ici, maintenant, venu, passer le temps,
Lire dans ma pensée, des yeux la feuilletant,
Vous qui n'êtes pas né mais me rendez visite.
Nous avions rendez-vous ! Dans la salle "datante"
Ma patience à perdu en chemin mon vieillard.
Dieu, mon cher ami, que vous êtes en retard !
Vous êtes né si loin. Que fut longue l'attente !
Heureusement voici qu'enfin on se découvre,
Vous splendide de vie, fringuant, beau, jeune et fort
Et moi, depuis longtemps, si superbement mort,
Antique comme l'est un millénaire au Louvre.
Alors rêvons un peu, lointaine descendance,
Car pendant que j'écris je pense tant à vous,
Et bel et bien vivant, j'écris ce billet doux
Que je pose dans votre courrier en instance.
Chacun, marchant vers l'autre, à comblé la distance,
Puisque vous existez, votre tour est venu
De me dire : "Monsieur, nous nous sommes connus
Dans ce texte qui grave ici votre existence."
Nous nous sommes connus, et la rencontre est folle,
En bousculant du temps, tous ces siècles passés,
Quand ce matin j'écris, quand vous vous me lisez
Penché, gentiment au dessus de mon épaule.
Hélas, j'ai moi aussi, une visite à rendre,
Je dois donc vous laisser, étant à votre instar
Pour mon cher rendez-vous tellement en retard.
Quelqu'un, vers Villequier, n'a plus le droit d'attendre.
Fil2fer, le 21/12/2011.
(Texte inspiré par l'une de mes épitaphes)
Ne soyez pas triste du tout
Que la mort m'ait mis au mitard.
Mais si nous avions rendez-vous
Vous arrivez bien en retard.
(Ou la prétention des poètes)
Un jour se produira l'impossible rencontre,
Moi, ici, à l'instant, vibrant et respirant,
Qui lègue mes poèmes aux derniers vivants,
Tandis qu'il fait midi au cadran de ma montre,
Notre chère rencontre, annoncée au fortuite,
Vous, ici, maintenant, venu, passer le temps,
Lire dans ma pensée, des yeux la feuilletant,
Vous qui n'êtes pas né mais me rendez visite.
Nous avions rendez-vous ! Dans la salle "datante"
Ma patience à perdu en chemin mon vieillard.
Dieu, mon cher ami, que vous êtes en retard !
Vous êtes né si loin. Que fut longue l'attente !
Heureusement voici qu'enfin on se découvre,
Vous splendide de vie, fringuant, beau, jeune et fort
Et moi, depuis longtemps, si superbement mort,
Antique comme l'est un millénaire au Louvre.
Alors rêvons un peu, lointaine descendance,
Car pendant que j'écris je pense tant à vous,
Et bel et bien vivant, j'écris ce billet doux
Que je pose dans votre courrier en instance.
Chacun, marchant vers l'autre, à comblé la distance,
Puisque vous existez, votre tour est venu
De me dire : "Monsieur, nous nous sommes connus
Dans ce texte qui grave ici votre existence."
Nous nous sommes connus, et la rencontre est folle,
En bousculant du temps, tous ces siècles passés,
Quand ce matin j'écris, quand vous vous me lisez
Penché, gentiment au dessus de mon épaule.
Hélas, j'ai moi aussi, une visite à rendre,
Je dois donc vous laisser, étant à votre instar
Pour mon cher rendez-vous tellement en retard.
Quelqu'un, vers Villequier, n'a plus le droit d'attendre.
Fil2fer, le 21/12/2011.
(Texte inspiré par l'une de mes épitaphes)
Ne soyez pas triste du tout
Que la mort m'ait mis au mitard.
Mais si nous avions rendez-vous
Vous arrivez bien en retard.