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L'ile sauvage

Gérard Taverne

Maître Poète
L' ile sauvage

Est-ce enfin la lueur de l’aube qui se lève ?
Ou bien la mer qui me verse sur cette grève ?
Où un vieux peuplier déchiré, meurtri, fragile,
Brave encore le ciel, farouche, couvert d’argile.

Maculé par l’assaut brut des flots ravageurs,
En silence, blessé, il tient bon, hardi, rageur.
Le faible bruissement de ses feuilles, reines
D’un soir, ressemble à la respiration sereine,

Du ressac vivifiant, incessant des hautes vagues
Lancées à la conquête de longues algues marines,
Déchirées par la vive houle cinglante qui les élague
Libérant un parfum violet, léger comme une ballerine.

Dans le lointain, le galop d’un cheval ruisselant d’écume,
Apaisé, fourbu, il se laisse happer par un halo de brume.
Au milieu de ce décor onirique, le temps semble indéfini.
Éclaboussé d’embruns glacés, je restais là, à boire l’infini.
 

Pièces jointes

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"je restais là, à boire l’infini." c'est joli mais sans dec ça ne serai pas plutôt un p'tit rhum vanille ;)
 
Merci Gérard,
Cela a été agréable pour moi de me laisser prendre par les mots et l'image,
survoler votre île dans une rêverie, l'espace d'un instant.
Belle écriture.
Amitiés
 
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