Innamoramento
Nouveau poète
Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible !
Dont le doigt nous menace et nous dit : souviens-toi !
Les vibrantes douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible...
Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon,
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse,
Chaque instant te dévore un morceau de délice
A chaque Homme accordé pour toute sa saison...
Trois mille six cent fois par heure, la seconde
Chuchote : souviens-toi... rapide avec sa voix !
D'insecte maintenant dit : je suis autrefois,
Et j'ai pompé ta vie, avec ma trompe immonde...
Remember ! Souviens-toi ! Prodigue, esto memor,
Mon gosier de métal parle toutes les langues,
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher, sans en extraire l'Or !
Souviens-toi que le temps est un joueur avide,
Qui gagne sans tricher, à tout coup, c'est la loi !
Le jour décroît, la nuit augmente : souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif, la clepsydre reste vide.
Tantôt sonnera l'heure où le divin hasard,
Où l'auguste de vertu, ton épouse encore vierge,
Où le repentir même, oh ! La dernière auberge...
Où tout te dira : meurs, vieux lâche ! Il est trop tard... !
Dont le doigt nous menace et nous dit : souviens-toi !
Les vibrantes douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible...
Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon,
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse,
Chaque instant te dévore un morceau de délice
A chaque Homme accordé pour toute sa saison...
Trois mille six cent fois par heure, la seconde
Chuchote : souviens-toi... rapide avec sa voix !
D'insecte maintenant dit : je suis autrefois,
Et j'ai pompé ta vie, avec ma trompe immonde...
Remember ! Souviens-toi ! Prodigue, esto memor,
Mon gosier de métal parle toutes les langues,
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher, sans en extraire l'Or !
Souviens-toi que le temps est un joueur avide,
Qui gagne sans tricher, à tout coup, c'est la loi !
Le jour décroît, la nuit augmente : souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif, la clepsydre reste vide.
Tantôt sonnera l'heure où le divin hasard,
Où l'auguste de vertu, ton épouse encore vierge,
Où le repentir même, oh ! La dernière auberge...
Où tout te dira : meurs, vieux lâche ! Il est trop tard... !