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L'homme gelé

Toluvie

Nouveau poète
D’abord perdu à l’intérieur puis à l’extérieur de son vide,
Le reste tente de s’exhiber par devant où l’éclat se sent acide,
Je ne ressens rien du tout, c’est presque ça. Je trouve dans l’avenir
Une paresse que j’inhibe en grattant mes ongles affamés sur la pire
Des idées ; ne rien faire, attendre le nuit pour qu’elle me périsse
A jamais. Je rêve et je garde cette trêve d’une seconde, d’une esquisse
Eternelle. Que bon nous semble de piailler sur le bon vouloir et de cesser
Les faits non voulus ; Un ami m’a dit : « ce que parler veut dire » , rester
Entre guillemets est une fragile attention de ma part, pour dire l’affection
Que je ne comprends pas. Me saouler de bonbons fatiguant me détraque
L’esprit avide d’estime et de bon sens. Mais ce corps traque cette marque
Que cherche tout homme ; il est naturel de dire que tracer fait du bien
Car l’homme ne cherche que cela ; partir pour revenir et suspendre ce qui est sien,
Son bonheur ne tient qu’à un fil, le malheur se tend tout entier.
Et la femme boude. Elle vient nous caresser notre envie de tout donner,
Elle part pour nous castrer à sa manière, elle revient pour nous attrister
De joie. Et moi, dans tout ça, je rêve d’un homme fier et estimé de soi,
Où cet homme s’avise de prendre femme comme bout de vie.​
 
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