La rage des nuits foudroyantes d'éclairs ou bien celle des jours d'escargot ? Le mal est partout caché où parfois la pluie tombe, partout où aux trompes d'eaux se mélangent l'illusion d'un beau monde. Provoquer des eaux éternelles pour cause de quelques étincelles, mots clignotants mais sans honneur, perdus dans les flots abondants du bonheur ; et qu'est-ce qu'ils sont transparents pourtant. Provoquer des torrents pluvieux pour des braises mal éteintes, morceaux de charbons oubliés titillant la fierté d'un mortel impuissant ; et quelle profondeur que celle de nos ruisseaux, si grands... Danser dans ces eaux afin que naisse une confiance, délaisser ton parapluie et t'imprégner d'une conscience. A l'orage tu livreras tous les mirages dévisagés ! Longtemps tu fermas tes yeux brumeux rageusement, méditant sur l'insouciance pendant que ces chimères attendaient leur ouverture patiemment, toujours pour t'aveugler d'une pluie d'images idéales trop ensoleillées. Qu'il les détruise et te libère de leurs mensonges outragés !