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L'histoire de Camille

Yansoa

Nouveau poète
Ce soir, je dis bonsoir à tata Car je vais au cinéma En projection le film magma Et en star l’actrice lolita. Triste film que je vais voir là-bas Vu qu’en ce moment Buea est sous magma. Je m’appelle Yannick fils de Patrick, Epoux d’Annick et frère d’Eric J’aime trop le ciné pour être honnête J’aime mieux m’amuser dans les masses, Enorme sont les relations dont vous y faites Et comiques sont les manières dont vous suivez les traces !!! Les traces de cette fille au regard magnifique Au prénom Camille et à la carrure unique C’était la première fois que je la voyais, Et déjà en moi, son image m’envoûtait. Autour de nous, des visages criblés de joie, de haine. Des personnes avec des cigarettes oubliant leur peine. Puis le film commençait, s’actionnait et me plaisait. Souriante, occupée, en retard, près de moi elle s’asseyait. Souriant, troublé, en pétard, près d’elle je l’humais. Ensemble, en nous, face à l’écran, on se découvrait. Pensant, souriant, s’exprimant, les pop-corn nous parvenaient. Assoiffés, je décidais d’aller nous chercher à boire, Sortir, m’éloigner d’elle, je n’arrivais pas à y croire. Chercher la boisson, la rafraîchir l’amènerait plus à moi. Mais hélas, ma sortie marqua le déclenchement d’une bombe, Croyez moi, dans cette salle étaient en péril plusieurs BOMBES. Face au boutiquier avec un énorme rire, Les scènes derrière moi m’imposaient le sourire, Et finalement la colère. Voir ce kamikaze bloquer les portes, C’est si moche quand le diable l’emporte. Informer de la situation, les spectateurs paniquent, Rien n’est sous contrôle quand il y a panique. A les entendre crier « venez ouvrir » Je pense à ma Camille et me met à courir. J’ouvre les portes et tout le monde se met à courir. Les coureurs partis, la salle se vide. Je n’aperçois pas Camille et ma bouche est aride. Je n’étais pas le seul qui était en manque, Fallait agir pour éviter qu’à jamais elles nous manquent. A l’écoute de plusieurs, il y avait des évanouis, Nous décidons tous d’aller les secourir, D’agir vite avant que la bombe ne nous fasse périr, Et j’allais chercher ma Camille avec un courage inouï. Là voir couchée, je suis resté émerveillé. Me mettre à genoux et sentir son pouls me donna de la fierté Voulant la transporter, ses yeux s’ouvrèrent, Sans le nier, cela me blasa, mieux m’hypnotisa. Et je restais là, avec elle dans mes bras, tous deux au cinéma. Elle m’informa qu’elle avait déjà vu ce film, Qu’elle était venue voir uniquement sa meilleure partie, Mais qu’elle a fait la rencontre d’un plus qu’un ami, D’une personne avec qui elle aimerait fonder une famille. Elle n’avait pas fini ces propos que la bombe explosa, Nous mettant élément constitutif de ses dégâts. J’écris ce texte depuis le paradis des amoureux, La où j’ai fait d’elle ma compagne, dans ce monde heureux. Là où j’ai fait de Roméo mon meilleur ami, Et elle de Juliette, sa meilleure amie. Je t’aime Camille……..
 
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