sensemo
Nouveau poète
Novembre 2010
L'Hépatho-Gastro-Encéphalite
Il ne sait plus faire des boucles à ses lacets
Il essaie d'enfiler des chaussettes en mouchoirs en papier,
Il tire la langue pour manger comme les bébés
Il joue à la dînette la nuit dans la salle à manger.
Quand il met ses chaussures, il se trompe de pied,
Il s'énerve, pleure et se met à trépigner,
Il fait des caprices comme un enfant
En fait, je suis devenue une "maman".
Il perd la tête petit à petit,
Je ne le reconnais plus, il a le teint gris.
Dépressif, il a choisi depuis longtemps la bière pour ce détruire,
Et pourtant avec une aide médicale, il pourrait s'en sortir...
Je lui ai tout pardonné de tout ce qu'il m'a caché,
De tout ce qu'il a volontairement inventé de sa vie passée.
Il est gravement malade, ce qui importe c'est qu'il soit soigné.
Depuis hier après-midi -non sans mal-, il est hospitalisé.
Mais je sais que le combat pour moi n'est pas terminé,
Même si ce weekend, j'ai choisi de reprendre ma liberté.
J'ai mal au coeur, mais c'est aussi pour ma santé.
Quelle honte, sa propre famille ne veut pas s'en occuper !
Je le connais depuis à peu près une année,
Je l'ai accueilli chez moi, mais c'est terminé.
Dans ce sens à l'hôpital j'ai fait une courrier,
Je suis en invalidité et ai mes propres problèmes de santé.
Quelques anectotes je vous ai contées,
Mais il y a bien pire à raconter.
Cette maladie est terrible à supporter
Et de passer la main j'ai décidé.
Je sais que je vais avoir un sujet
De plus pour être dans la culpabilité,
Je me sens minable de l'abandonner,
Mais mes deux enfants doivent passer en priorité.
Ils leur tardaient cette séparation
Voyant leur mère toujours en émotions
Sachant qu'il ne pouvait m'apporter rien de bon,
Que des tracas, m'enterrant plus profond.
Je garderai de lui l'image d'un homme gentil et bon,
Je prendrais des nouvelles de sa déraison
En espérant qu'il y ait une amélioration
Et que l'hôpital lui apporte par la suite une solution.
Patrick, c'est avec beaucoup d'émotion,
Et toute mon attention
Que je te demande pardon.
Maryse.
L'Hépatho-Gastro-Encéphalite
Il ne sait plus faire des boucles à ses lacets
Il essaie d'enfiler des chaussettes en mouchoirs en papier,
Il tire la langue pour manger comme les bébés
Il joue à la dînette la nuit dans la salle à manger.
Quand il met ses chaussures, il se trompe de pied,
Il s'énerve, pleure et se met à trépigner,
Il fait des caprices comme un enfant
En fait, je suis devenue une "maman".
Il perd la tête petit à petit,
Je ne le reconnais plus, il a le teint gris.
Dépressif, il a choisi depuis longtemps la bière pour ce détruire,
Et pourtant avec une aide médicale, il pourrait s'en sortir...
Je lui ai tout pardonné de tout ce qu'il m'a caché,
De tout ce qu'il a volontairement inventé de sa vie passée.
Il est gravement malade, ce qui importe c'est qu'il soit soigné.
Depuis hier après-midi -non sans mal-, il est hospitalisé.
Mais je sais que le combat pour moi n'est pas terminé,
Même si ce weekend, j'ai choisi de reprendre ma liberté.
J'ai mal au coeur, mais c'est aussi pour ma santé.
Quelle honte, sa propre famille ne veut pas s'en occuper !
Je le connais depuis à peu près une année,
Je l'ai accueilli chez moi, mais c'est terminé.
Dans ce sens à l'hôpital j'ai fait une courrier,
Je suis en invalidité et ai mes propres problèmes de santé.
Quelques anectotes je vous ai contées,
Mais il y a bien pire à raconter.
Cette maladie est terrible à supporter
Et de passer la main j'ai décidé.
Je sais que je vais avoir un sujet
De plus pour être dans la culpabilité,
Je me sens minable de l'abandonner,
Mais mes deux enfants doivent passer en priorité.
Ils leur tardaient cette séparation
Voyant leur mère toujours en émotions
Sachant qu'il ne pouvait m'apporter rien de bon,
Que des tracas, m'enterrant plus profond.
Je garderai de lui l'image d'un homme gentil et bon,
Je prendrais des nouvelles de sa déraison
En espérant qu'il y ait une amélioration
Et que l'hôpital lui apporte par la suite une solution.
Patrick, c'est avec beaucoup d'émotion,
Et toute mon attention
Que je te demande pardon.
Maryse.