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LETTRE SANS TITRE, ATTITREE

lapoeteamateur

Nouveau poète
J'ai longtemps porté des fardeaux, trop lourds pour mes épaules, trop envahissants et ma vie a plus souvent été un vaste chantier de désolation que de bonheurs ou de joies. J'ai blessé mon corps, mon âme auprès d'hommes que je croyais et que je voulais croire, j'ai souvent pleuré sur mes désillusions, mes échecs, les petites tortures qui indépendamment les unes des autres semblent anodines mais une fois réunies paraissent insurmontables et détruisent de l'intérieur.J'avais perdu espoir et je ne sais même pas si je l'avais jamais eu, j'acceptais cette forme de vie comme une fatalité et tentais de me consoler en me réfugiant dans l'attente d'une mort future pour mettre fin à ce triste sort.Je n'enviais même plus les gens heureux, je ne les voyais plus et ne voulais pas savoir s'il en existait.Je ne me nourrissais plus de rien, décrochée de la vie, abandonnée par l'envie, ignorant définitivement à quoi pouvait ressembler le désir. Coquille vide, j'allais cahin-caha dans des sentiers bien balisés, cheminant au gré de mes obligations, acceptant sans rebellion mon vide intérieur et mon ignorance.
Et un soir, sans même que je ne vois la lumière, avant même que je réalise que j'avais franchi une porte inconnue, j'étais là en face de toi, fébrile, empruntée face à ces émotions nouvelles qui m'envahissaient, intimidée par ton regard qui semblait me mettre à nu, décontenancée par ton sourire qui m'invitait à me dévoiler. Délicieuses sensations, mon esprit, mon corps, mon âme, mon coeur en redemandaient et ma raison ne cessait de vouloir se retrancher derrière un mur, m'envoyant des signaux d'alertes, de mise en garde. J'ai tout essayé pour détruire ce que je ne connaissais pas, j'ai mis en place des résistances, j'ai lutté de toutes mes forces pour repousser ce que tu m'offrais, convaincue que je devais me protéger de ce nouvel émoi, certaine qu'il serait le plus destructeur, le plus meurtrier, parfois presque convaincante.
Tu n'as pas abandonné, tu avais deviné mes peurs, mes angoisses, senti mes inquiétudes et mes questions sans même que je prenne la parole. Patiemment, en douceur, parfois sans parler, à travers un geste, un regard, tu m'as apprivoisée, apaisée. Tu as cerné chacune de mes terreurs, démoli chaque mur que j'avais construit et toujours en prenant soin de ne pas me brusquer, comme pour me donner la sensation que j'avais encore un semblant de contrôle sur moi, mes émotions, ma vie.
Aujourd'hui, nous marchons côte à côte, plus forts que jamais.
Je voudrais remercier la vie des souffrances qu'elle m'a imposées car sans celles-ci, nous ne nous serions pas rencontrés. Je veux te remercier, toi mon homme, d'être entré dans ma vie, d'avoir vu en moi ce que personne n'avait jamais deviné, de m'appporter autant de bonheur, de sérénité. Je veux que tu saches que je t'aime, que tu m'habites, que tu es mien autant que je suis tienne, que tu es ma liberté et mon port d'attache, que tu me réconcilie avec la vie, que tu nourris mon esprit.
 
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