Ma petite maman chérie Je ne t’ai pas donné de nouvelles depuis un petit moment et j’en suis désolée. Mais c’est parce que j’ai honte de ne t’avoir pas fait confiance quand tu m’as prévenu que on mari me rendait malheureuse. Enfin toi, pour ne pas faire de disputes, il ne l’a pas accepté. Il ne voulait pas que j’y aille sans lui sans lui, je ne comprenais pas, je lui ai demandé une explication. Il ne m’a donné aucune raison sauf qu’il devait partir travailler et donc il ne pouvait pas venir avec moi Je lui ai dis que je pouvais très bien y aller toute seule mais il a inventé une nouvelle excuse. Il devait rentrer plus tôt pour que l’on soit ensemble et je ne serais peut être pas encore revenue. Je lui ai répondu : je serais là, ne t’inquiète pas mon amour. Il est parti sans rien dire. Dès notre première rencontre, j’ai remarqué qu’il était un peu jaloux, mais pas à ce point. En rentrant au soir, j’étais un peu en retard. Il avait prévu une soirée romantique : dîner aux chandelles, musique d’ambiance, tout était prêt. Il m’a disputé avec une telle force. Je lui ai répondu que j’aimerais que l’on fasse un break de quelques jours pour réfléchir. Il n’était pas d’accord et pensait que je désirais simplement tout arrêter afin d’aller rejoindre mon amant. Là, s’en était trop, j’ai voulu partir mais il m’a retenu le bras et me l’a serré très fort. J’ai réussi à me libérer mais il me bloqua le passage. Il ferma la porte à clé et toutes les issues par lesquelles j’aurais pu sortir. Je cherchais tous les moyens possibles mais n’en trouvais aucun. Puis il est revenu, s’approche de moi, me prit le visage avec une telle dureté et me chuchota à l’oreille « ma chérie, je t’aime à tel point que je ferais n’importe quoi ». Je lui ai dit « laisse moi partir s’il te plaît ». Il me dit ensuite « je suis désolé ma chérie, on doit rester ensemble toute notre vie, pour le meilleur et pour le pire ». Je voyais dans la cuisine la petite fenêtre qu’il avait oublié de refermer. À ce moment là, il dit « ma chérie, je reviens, je vais chercher quelque chose afin de nous lier ». Aussitôt qu’il n’était plus à portée de vue, je courus très vite jusqu’à la cuisine. Je tentais de sortir par la fenêtre mais impossible. À ce moment là, on frappa à la porte. Je courus très vite afin de crier à la porte mais il était déjà là, il me dit « que fais tu de mon cœur, tu ne peux pas sortir, notre dîner nous attend ». …/… -2- Je me mis à crier : « au secours, au secours, aidez-moi ». Il me tira vers lui et mit sa main sur mes lèvres. C’était impossible de me débattre. Mais une idée me traversa l’esprit. Si je faisais tout ce qu’il me demande, peut être se calmerait-il et rouvrirait les portes et fenêtres. Alors, je pourrais m’enfuir. Il me lâcha et enleva sa main de mes lèvres car la personne devant la porte était déjà partie depuis quelques minutes. Je lui dis « écoutes, je suis désolée d’avoir réagi de cette manière, on devrait dîner tranquillement à deux ». Il rétorqua aussitôt « je suis désolé mon amour mais c’est trop tard, je suis très en colère ». Il s’approcha de moi pour m’embrasser mais je suis reculée. Il m’attrapa par la taille, me bloqua pour que je ne bouge plus, me toucha, me caressa et je me mis à crier « arrêtes, arrêtes s’il te plaît arrête. Il me regarda dans les yeux, resta fixé puis me lâcha d’un coup. Il dit « va t’en, je te dis de partir ». « Quoi ? » et il redit « va t’en avant que je ne change d’avis. Tu sais mon cœur, je t’aime mais sans doute un peu trop et j’en deviens fou. Je ne veux pas te faire mal alors prends tes affaires et pars je te dis ». Je montais l’escalier et vingt minutes plus tard, je descendais l’escalier de la maison avec mes bagages. Je lui dis avant de partir « je ne t’en veux pas, je ne dirais rien, ce sera notre secret ». Alors maman, s’il te plaît, n’en parle à personne et surtout ne va pas le voir .Je suis malheureuse mais je l’aime. J’étais à la porte quand il m’appela « Océane, Océane, je t’aime et je te fais la promesse que je vais me faire soigner ».je lui ai souris en guise de réponse. Il n’y a pas si longtemps, j’ai appris par une amie qu’il était rentré à l’hôpital afin de suivre un traitement. Moi, je vois un psychologue une fois par semaine depuis un mois car j’ai besoin d’en parler. Il m’aide. Et ça fonctionne car j’ai eu le courage de t’écrire afin de t’expliquer, peut être plus tard j’arriverais à t’en parler en face. Je sais que tu aimerais venir mais je te le demande comme un service, s’il te plaît, pour l’instant ne le fait pas. De toute façon, j’habite très loin et puis il est mieux pour moi que j’apprenne à me débrouiller seule. Ne t’inquiètes pas, je te donnerai de mes nouvelles chaque semaine. À très bientôt. Ta fille qui t’aime.