jacktheripper
Nouveau poète
C'est avec du sang sur les mains que je vous écris,
Aujourd'hui encore nous avons tué pour nos vies.
Ne soyez pas dupes, ne vous y fiez pas,
Ce n'est plus pour la nation que l'on se bat.
Ma chère famille, je vous envoie ces mots
Et je vous conjure de les crier bien haut.
La guerre mènera les hommes à la folie,
Elle les changera tous en bête ou en bien pis.
Et je vous conjure de les crier bien haut.
La guerre mènera les hommes à la folie,
Elle les changera tous en bête ou en bien pis.
A chaque assaut, je peux voir la peur dans leurs yeux,
Je la sens encore monter dans nos tranchées
Comme l'ennemi, s'emparant de chacun d'eux,
Jusqu'au fond de nos corps, elle vient nous dévorer.
Je la sens encore monter dans nos tranchées
Comme l'ennemi, s'emparant de chacun d'eux,
Jusqu'au fond de nos corps, elle vient nous dévorer.
Quand elle se dissipe, la mort la remplace,
Partout autour de nous, dans les corps qui se glacent,
Dans celui qui me regarde tracer ces courbes,
Le visage arraché, enfoncé dans la tourbe.
Partout autour de nous, dans les corps qui se glacent,
Dans celui qui me regarde tracer ces courbes,
Le visage arraché, enfoncé dans la tourbe.
Nos espoirs s'éloignent un peu plus chaque jour,
Après chaque crime que nous perpétuons,
Car oui ce sont bien des hommes que nous tuons,
Comme nous ils aimaient la vie, peut-être l'amour.
Après chaque crime que nous perpétuons,
Car oui ce sont bien des hommes que nous tuons,
Comme nous ils aimaient la vie, peut-être l'amour.
Je les vois encore s'écrouler par centaine,
Tous ces camarades et ces frères d'armes,
J'entend encore leurs cris, là bas dans la plaine,
Leurs hurlements nous déchirent le coeur et l'âme.
Tous ces camarades et ces frères d'armes,
J'entend encore leurs cris, là bas dans la plaine,
Leurs hurlements nous déchirent le coeur et l'âme.
Quand la nuit arrive, les combats prennent fin.
Nous dormons à même la terre, dans des trous,
Parfois debout, sous la pluie, dans le froid, la boue,
Revoyant dans nos rêves les noms des défunts.
Nous dormons à même la terre, dans des trous,
Parfois debout, sous la pluie, dans le froid, la boue,
Revoyant dans nos rêves les noms des défunts.
Demain, à nouveau, nous monterons à la guerre
Baionnette au canon, cartouches en bandoulière,
J'espère mon amour, revenir avant l'hiver
Laisser à mon fils un souvenir de son père.
Baionnette au canon, cartouches en bandoulière,
J'espère mon amour, revenir avant l'hiver
Laisser à mon fils un souvenir de son père.