LounaMatsuko
Poète libéré
Chère Rose, 23 septembre 1914 Je vous écris, caché sous cette pluie dans les tranchées. Les étincelles sont brûlantes, la noirceur est au rendez-vous. Je n'attend qu'un seul bonheur, de la part de l'espoir, c'est de vous revoir et d'avoir atteint la gloire. Pas seulement avoir remporté une victoire mais aussi rentré le ventre papillonnant admirant vos yeux translucides où je peux m'évader vers un monde différent. Ces lignes vous feront sûrement réfléchir à ce que vous pourriez en dire. Croyez-moi que vous partagerez le même plaisir que moi. Lorsque la vie reprendra son cours, je prendrais votre main, nous irons découvrir les plus beaux lendemains. Le chemin du nouveau monde ne sera plus très loin. Ici, on aperçoit sans insister, au visage de la mort. Nous n'y prêtons pas forcément attention. Vous savez quoi? Les allemands ne sont pas si mauvais que l'on croit, Voulez-vous que je vous raconte ? J'étais en plein champs de bataille, lorsque je me suis retourné et d'un coup de réflexe, j'observa l'ennemi, mon doigt était déjà prêt à appuyer sur la gâchette. L'ennemi avait effectuer le même geste que moi. Nous nous sommes regarder dans les yeux et nous sommes partis chacun de notre côté. Etonnant non ? Nous sommes humains après tout, nous étions terrifiés et forcés. Les jours deviennent de plus en plus dur mais je réussirai à vous retrouver j'en suis sûr. Je vous aimes Donacien