Somnambule
Nouveau poète
Lettre à Lager.
Un tableau monochrome dépeint sur ma vie.
Comme l'ombre n'est pas une option mais la loi,
comme la lumière fait croire à ce qu'on voit,
une peinture noire étouffe mes envies.
Recouvre ma mémoire et recouvre mon foie,
étrangle-moi, fais-moi ressentir l'infini,
dessine-moi la honte d'un sourire bruni,
exagère colère, Ô dilue, dis-toi "joie" !
Je ne t'en veux jamais, crève-moi comme un thon,
ruine-moi le moral, c'est ainsi que je t'aime.
Fous-moi dans ce ghetto comme un chien de carême,
perce-moi le palais, sinistre ange, hameçon.
Oui, je le répète, c'est ainsi que je t'aime :
Quand tu me traites, noir, comme un harangué con,
comme un squelette aussi, comme un chenil-minon,
comme un arriviste, comme un pourri blasphème.
Je rajeunis, je meurs, je m'explose et je vis.
La bulle a des reflets irisés de poisson.
J'avance dans la vie, j'avance à dégueulons,
j'avance et je me noie au fond de mon vomi.
08.03.09
Un tableau monochrome dépeint sur ma vie.
Comme l'ombre n'est pas une option mais la loi,
comme la lumière fait croire à ce qu'on voit,
une peinture noire étouffe mes envies.
Recouvre ma mémoire et recouvre mon foie,
étrangle-moi, fais-moi ressentir l'infini,
dessine-moi la honte d'un sourire bruni,
exagère colère, Ô dilue, dis-toi "joie" !
Je ne t'en veux jamais, crève-moi comme un thon,
ruine-moi le moral, c'est ainsi que je t'aime.
Fous-moi dans ce ghetto comme un chien de carême,
perce-moi le palais, sinistre ange, hameçon.
Oui, je le répète, c'est ainsi que je t'aime :
Quand tu me traites, noir, comme un harangué con,
comme un squelette aussi, comme un chenil-minon,
comme un arriviste, comme un pourri blasphème.
Je rajeunis, je meurs, je m'explose et je vis.
La bulle a des reflets irisés de poisson.
J'avance dans la vie, j'avance à dégueulons,
j'avance et je me noie au fond de mon vomi.
08.03.09