LES VIEUX
des clients des vieux aisés
des gens de tout rangs blasés
viennent à votre rencontre
la course contre la montre
en se traînant péniblement
aux heures d'espoir tardivement
dans leur voiture roulante
comme une vague déferlante
on s'attise pour leurs attentes
s'appuyant sur leur vieillesse
affichant leur faiblesse
beau baton de noblesse
désespoir erévolte sans faute
on pardonne pas la fausse note
être servis comme des rois
pesés choyés nourris comme il se doit
pour quelques printemps de plus
pour quelques rides cachées
quelques morceaux de plus mâchés
ces jours qui passent semblent gâchés
on est pas contents et on se plaint
on perd la tête du jour au lendemain
on prie le bon dieu de nos deux mains
nos enfants ne viennent pas nous voir
chaque jour dormir et broyer du noir
malheureux comme les pierres
entre ces murs pourtant si gais
verdoyants et rendus agréables
par un personnel avenant et capable
c'est dur d'être las tous les jours
même si on voudrait de l'amour
pour quelques confidences
on a gagné leur confiance
tous ces vieux tassés et entassés
comme de précieux paquets dorés
enveloppés d'attention et de respect
sensibles qu'on ose à peine toucher
on a voulu faire de leur vie un reste
un reste de bonheur conjugué de l'âme
d'un personnel dévoué et serviable
quelques mots sociables
un accueil favorable et continuer
chaque jour de l'année
à les satisfaire jusqu'à leur dernier souffle
de vie
des clients des vieux aisés
des gens de tout rangs blasés
viennent à votre rencontre
la course contre la montre
en se traînant péniblement
aux heures d'espoir tardivement
dans leur voiture roulante
comme une vague déferlante
on s'attise pour leurs attentes
s'appuyant sur leur vieillesse
affichant leur faiblesse
beau baton de noblesse
désespoir erévolte sans faute
on pardonne pas la fausse note
être servis comme des rois
pesés choyés nourris comme il se doit
pour quelques printemps de plus
pour quelques rides cachées
quelques morceaux de plus mâchés
ces jours qui passent semblent gâchés
on est pas contents et on se plaint
on perd la tête du jour au lendemain
on prie le bon dieu de nos deux mains
nos enfants ne viennent pas nous voir
chaque jour dormir et broyer du noir
malheureux comme les pierres
entre ces murs pourtant si gais
verdoyants et rendus agréables
par un personnel avenant et capable
c'est dur d'être las tous les jours
même si on voudrait de l'amour
pour quelques confidences
on a gagné leur confiance
tous ces vieux tassés et entassés
comme de précieux paquets dorés
enveloppés d'attention et de respect
sensibles qu'on ose à peine toucher
on a voulu faire de leur vie un reste
un reste de bonheur conjugué de l'âme
d'un personnel dévoué et serviable
quelques mots sociables
un accueil favorable et continuer
chaque jour de l'année
à les satisfaire jusqu'à leur dernier souffle
de vie