angepapillonnanou
Maître Poète
Les vertiges d’un regard entre les lueurs
Sous les beaux éclats du grand soleil doré,
Sur l'herbe verte, je me suis allongée,
Plongeant mon regard au gré du ciel azuré.
Osant me laisser glisser vers l’infini léger.
Sur moi, les lueurs du jour sont diluviennes.
Sa voix éclate, pure et pleine,
Elle embrasse mes jours de peine,
Fait fondre l’armure ancienne.
Et brûle tout ce qu’elle entraîne.
Lorsque je sens son approche,
Je me retourne et nos regards s'accrochent.
Et de lui, je me sens tout à coup si proche,
Au point que je pourrais graver son prénom dans la roche.
À ton égard mon cœur ne cesse de battre jusqu'à s'en briser,
Gravé sur celui-ci, ce ne peut être que toi.
Ton regard m’envahit, doux comme l’alizé,
Ton absence me hante, tel un silence froid.
Quand tu es là près de moi, c'est un rêve que tu oses réaliser.
Je veux briser l’attente, franchir chaque rempart,
Pour retrouver ta voix, lumière dans le noir.
Et si le monde s’efface, que l’écho s’éloigne,
C’est ton nom que murmure mon âme sans espoir.
Si souvent, il vient jaillir au cœur de mes chimères.
Caressant l'espoir de pouvoir lui plaire.
Quand il vient près de moi, je lui lance des regards clairs,
Comme on jette une bouteille à la mer,
Il y a en moi cette envie de crier ton prénom dans les airs.
Dans les tréfonds de mon cœur, se parsème ton image.
Celle-ci me donne la plus grande et belle force.
Tes regards, tes sourires m’offrent un doux mirage,
Qui fait renaître en moi l’ardente écorce,
D’un feu ancien, d’un rêve sans corsage.