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Les traits communs

lecoeurentretesmains

Maître Poète
Il y a encore cette rue et les passants qui y reviennent,
Le soleil et les nuages qui se jouent heureux de nos peines,
Il y a encore cette maison, qui tient malgré le temps
Où s’abattent les saisons, où s’effritent les instants
Il y a encore ces murs et les barreaux en fer forgé
Qui servent d’armure pour que l’on ne vienne vous déranger.

Il reste tant de choses debout prête à témoigner,
Même les fleurs naissantes, les pots sur le pavé
Savent que l’histoire déchirante que je n’aime conter
Est une réalité dormante mais en moi éveillée,
Il reste alors les mots et de vagues souvenirs,
J’avoue que leurs échos s’invitent rarement dans mes soupirs.

Mais hier je ne m’attendais pas à Croiser au milieu d’inconnus
Un reflet terni d’une époque révolue

Bien sûr que le visage a vieilli, que les rides se sont creusées
Mais son regard n’a pas terni, sa peau un peu bronzée
Bien sûr que son corps a changé et sa barbe poussé
La vie n’a pas épargné l’ombre de sa jeunesse passée
Ni les sourires timides, ni les rires arrachés,
La vie a juste effacé de sa mémoire qui pour lui j’étais.

A présent je ne suis qu’une étrangère qui se promène
Une fille, une femme qui le dévisage sans gêne
Puisqu’il n’y a plus de chemin, plus de liens qui nous rassemblent
Bien que nos noms, que nos sangs se ressemblent
Puisque l’argent que les grands ont pris, mécontente,
Alors tant pis si aujourd’hui j’ai l’air démente.

Pourtant, je me rappelle de ces années de jeux, de complicité
Je me rappelle de ces fêtes, ces bonheurs qu’on partageait
Puis, ils sont partis et aujourd’hui il a oublié qui pour lui j’étais,
Malgré mon insistance, malgré l’évidence de nos traits communs,
Alors je ne vais pas m’arrêter pour saluer le chagrin
D’une famille déchirée qui ne reconnaît même plus les siens,

Je vais juste essuyer cette larme versée pour rien
Et espérer qu’un jour ce mal hérité quittera les miens.
 
Dernière édition:
un passé qui ressurgit ,pour lequel toi et un membre de ta famille proche en sont les protagonistes..
Les traits d' un visage changent ,les rides de coeur jamais ,profondes et chevillées à toi ...
un regard que tu ne peux oublier ,un regard de salaud...
Dors mimi ...
un écrit vivant malgré cette petite mort...
Bisous jojo
 
Dernière édition:
Je ne sais qu'elle est cette épine du passé mais ton poème imprégné de tristesse et si bien -écrit me renvoi des années en arrière et me parle beaucoup je ne serai te dire pourquoi. Il me touche profondément. Bisous.
 
Il y a encore cette rue et les passants qui y reviennent,
Le soleil et les nuages qui se jouent heureux de nos peines,
Il y a encore cette maison, qui tient malgré le temps
Ou s’abattent les saisons, ou s’effritent les instants
Il y a encore ces murs et les barreaux en fer forgé
Qui servent d’armure pour que l’on ne vienne vous déranger.

Il reste tant de chose debout prête à témoigner,
Même les fleurs naissantes, les pots sur le pavé
Savent que l’histoire déchirante que je n’aime conter
Est une réalité dormante mais en moi éveillée,
Il reste alors les mots et de vagues souvenirs,
J’avoue que leurs échos s’invitent rarement dans mes soupirs.

Mais hier je ne m’attendais pas à Croiser au milieu d’inconnus
Un reflet terni d’une époque révolue

Bien sure que le visage a vieillie, que les rides se sont creusées
Mais son regard n’a pas terni, sa peau un peu bronzée
Bien sure que son corps a changé et sa barbe poussée
La vie n’a pas épargné l’ombre de sa jeunesse passée
Ni les sourires timides, ni les rires arrachés,
La vie a juste effacé de sa mémoire qui pour lui j’étais.

A présent je ne suis qu’une étrangère qui se promène
Une fille, une femme qui le dévisage sans gène
Puisqu’il n’y a plus de chemin, plus de liens qui nous rassemblent
Bien que nos noms, que nos sangs se ressemblent
Puisque l’argent que les grands ont pris, mécontente,
Alors t’en pis si aujourd’hui j’ai l’air démente.

Pourtant, je me rappelle de ces années de jeux, de complicité
Je me rappelle de ces fêtes, ces bonheurs qu’on partageait
Puis, ils sont partis et aujourd’hui il a oublié qui pour lui j’étais,
Malgré mon insistance, malgré l’évidence de nos traits communs,
Alors je ne vais pas m’arrêter pour saluer le chagrin
D’une famille déchirée qui ne reconnait même plus les siens,

Je vais juste essuyer cette larme versée pour rien
Et espérer qu’un jour ce mal hérité quittera les miens.
je lis ton poème avec beaucoup de sollicitude
tu as réussi a m’émouvoir
tu parle de maladie l’Alzheimer je crois
touchant
 
Pourtant, je me rappelle de ces années de jeux, de complicité
Je me rappelle de ces fêtes, ces bonheurs qu’on partageait
Puis, ils sont partis et aujourd’hui il a oublié qui pour lui j’étais,
Malgré mon insistance, malgré l’évidence de nos traits communs,
Alors je ne vais pas m’arrêter pour saluer le chagrin
D’une famille déchirée qui ne reconnait même plus les siens,




c'est bien regrettable......mais il faut te dire que dans beaucoup de familles ne règne pas l'harmonie???


un grand auteur a dit "famille je vous hais"??? Avait-il entièrement tort!!!

chez nous...on vient me voir....quand on a besoin de moi....ce n'est pas mieux???


AMITIES


agrégo
 
Une triste réalité ressurgie mon aimée, un instant eût suffi à la déterrer,
mais ces partages enfuis semblent enfouis à jamais, emportant les racines des Coeurs désHérités,
pour des rêves Argentés..., l'Or d'un bonheur troqué.
Mon amour, au-delà de cette peine exhumée,où t'accompagnent en choeur tendrement mes pensées,
j'aimerais souligner la puissance nostalgique, de tes 2 premières strophes qui m'ont tant imprégné,
de ton style imagé que je n'sais qu'Adorer, ton écriture ornée de ton âme déversée.
Mille doux baisers mon TrésOr.

ps : J'ai beaucoup aimé ton titre chérie, tant il Souligne fort ce qu'il reste à partager,
comme un lien pour se rappeler ce qui voudrait s'effacer.
 
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