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Les tilleuls se cambrent sous le souffle

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion rivière
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rivière

Maître Poète
Les tilleuls se cambrent sous le souffle

Les tilleuls de la promenade, vêtus de lune,
se cambrent sous le souffle,
un bruit parfois trouble l’eau du silence,

les frêles hyacinthes agonisent en ce mois de mai,
dans les bois et les chemins creux
avant que ne rayonne la principauté du soleil,

non loin de notre maison, et de notre hameau,
coulent le Loir,
et le soupir de nos langueurs saphiques.

Tu dors, nue, allongée
tout contre mes seins arrogants et lourds,
ô ma Divine, ma Maîtresse, ma Fée,

parmi le désordre de nos draps
ravagés par nos duels d’Eros,
des ombres incertaines se devinent,

puis se meuvent
derrière la fenêtre de notre chambre
où préside notre couche.

Tu as seize ans, ma Douce, et un teint de porcelaine,
ta longue chevelure de jais se mêle à la mienne,
nos robes, nos bas de soie, nos culottes,

et nos escarpins gisent à terre,
car
le Plaisir n’attend pas,

dès ton réveil, à l’aurore, je te murmurerai
à nouveau des sonnets de Grâce, car hier dès la brune,
entre mes bras, tu as effeuillé les lais de la luxure,

et le continent de nos amours si belles et si pures,
je t’ai possédée, et j’ai vendangé le miel de ta Jouissance,
ô mon Impératrice de Grâce,

bientôt je te prendrai à nouveau
au rythme lent de l’urne de mes hanches,
et tu hurleras ta joie d’être Femme !

Sophie Rivière

 
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