rivière
Maître Poète
Les strophes d’or des roses
Les strophes d’or des roses
contemplent
le soleil qui luit
par delà les bocages,
les peupliers se ploient sous le vent,
dans l’azur d’avril,
tandis que
palpite le sang du Loir.
Mes bras se referment
sur ma poitrine,
sur le vide du silence,
car
je recherche
l’eau de tes prunelles,
et
l’ivresse de tes seins vierges
contre les miens,
ô mon Impératrice de Douceur,
te rappelles-tu
l’amphore de nos hanches,
le frou-frou de nos robes,
et
le balancement de nos mains jointes
en la cathédrale des blés
quand nous sortions
paume contre paume
parmi
la clarté de l’aurore,
le battement de nos escarpins
scandait
les cierges de notre Amour
dessus l’hymne des saisons.
Tu as disparu sans raison
un matin de juin,
depuis, j’erre l’âme en peine,
mon Désir palpite,
cependant,
je sais
que
tu me reviendras,
car nous sommes unies
devant Dieu et les Femmes,
et à ton retour,
ma Douce,
j’irai pendre alors
nos nectars d’amour
aux mâts des arbres
lors de notre spasme suprême !
Sophie Rivière
Les strophes d’or des roses
contemplent
le soleil qui luit
par delà les bocages,
les peupliers se ploient sous le vent,
dans l’azur d’avril,
tandis que
palpite le sang du Loir.
Mes bras se referment
sur ma poitrine,
sur le vide du silence,
car
je recherche
l’eau de tes prunelles,
et
l’ivresse de tes seins vierges
contre les miens,
ô mon Impératrice de Douceur,
te rappelles-tu
l’amphore de nos hanches,
le frou-frou de nos robes,
et
le balancement de nos mains jointes
en la cathédrale des blés
quand nous sortions
paume contre paume
parmi
la clarté de l’aurore,
le battement de nos escarpins
scandait
les cierges de notre Amour
dessus l’hymne des saisons.
Tu as disparu sans raison
un matin de juin,
depuis, j’erre l’âme en peine,
mon Désir palpite,
cependant,
je sais
que
tu me reviendras,
car nous sommes unies
devant Dieu et les Femmes,
et à ton retour,
ma Douce,
j’irai pendre alors
nos nectars d’amour
aux mâts des arbres
lors de notre spasme suprême !
Sophie Rivière