Le sort de l'homme sur la terre est celui d'un soldat, Et ses jours sont comme ceux d'un mercenaire. Comme l'esclave qui soupire après l'ombre de son aura, Il n'a que de souffrances pour salaire. La nuée se dissipe et s'en va, L'aurore se retire et apparait le crépuscule. A sa peine, le jour suffit déjà, Et la nuit son malheur s'accumule. Serais-je méprise autour de moi ? Aurais-je un coeur insoucieux ? Changerais-je pour souffrir en moi ? Négligerais-je mon sort si précieux ? Je n'ai qu'une seule réponse, A ces questions qui me hantent sans cesse : Vivre libre sans ignorance, Et raviver mon coeur de braise.