Les silences...
Les silences, comme ils sont pesants,
Si lourds de sens, si dangereusement
Ils parlent à l'âme telles des paroles,
En nous la vie peu à peu s'envole...
S'installe la déraison que l'on sait
Cette lucidité qui déchire les âmes,
Si forte qu'alentour tout disparaît,
Alors S'élève le théâtre du drame...
Et s'interrompt la course du temps,
S'estompe aussi la beauté des choses
Tout semble si noir, inintéressant,
On se trouve en état d'overdose...
Un vilain nom que cette prostration,
Elle est insidieuse, gagne du terrain,
Effaçant la force de nos lendemains...
On l'affuble de ce nom; « dépression.»
Les silences « d'or », il faut les briser,
De crainte de faire exploser le cœur,
Dire haut et fort, même des vérités
Et vivre sans reproche et sans peur...
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