Les silences de l'âme...
Quand mon âme se tait, mon corps se meurt...
Le silence s'installe, je ne suis qu'une souche,
Mon esprit s'endort et mes pensées touchent
Le fond d'un univers ignorant même les pleurs...
Je chevauche la monture de nos indifférences
Et ne ressens plus aucune de mes douleurs,
Je vogue vers des océans sans exigences...
N'entends plus les battements de nos cœurs...
Quand mon âme se laisse emporter en silence,
Mes pensées jouent un cache-cache trompeur,
Un faux-semblant qui ressemble au bonheur...
Dérivant, vers quelques ports sans impatience.
Les silences de l'âme ont un goût d'amertume,
D'un soleil bienfaisant dissimulé par la brume...
L'âme s'endort, abandonnant tous les trésors
Amassés par une vie ayant le goût de la mort...
Le calme m'envahit et je glisse, vide d'amour,
Une sorte de bien-être nouveau, je suis seule
Maîtresse à bord, j'arrête le compte à rebours,
Et je renais, tel un phœnix issu de son linceul...
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