rivière
Maître Poète
Les sceaux d’or du soleil
Les sceaux d’or du soleil sourient au-dessus
des jardins et des bocages du Maine,
les chemins connaissent les langueurs de mes escarpins
dès que je chemine, sac en bandoulière,
des jardins et des bocages du Maine,
les chemins connaissent les langueurs de mes escarpins
dès que je chemine, sac en bandoulière,
face aux vaisseaux des forêts, face aux aisselles des blés,
mes lèvres charnelles épellent
la splendeur de tes hanches, et le cristal de tes iris,
je t’invoque à chaque instant, ô ma Sirène,
mes lèvres charnelles épellent
la splendeur de tes hanches, et le cristal de tes iris,
je t’invoque à chaque instant, ô ma Sirène,
toi qui es partie un jour sans me dire un mot.
Je t’ai cherchée en vain par les bourgs, et les villes sans âme,
parmi le parlement des arbres, seules les oiselles
bercent maintenant la mélodie de ma peine,
Je t’ai cherchée en vain par les bourgs, et les villes sans âme,
parmi le parlement des arbres, seules les oiselles
bercent maintenant la mélodie de ma peine,
j’ai tant besoin de toi, j’ai tant besoin de ta Chair de lumière qui
hante mes rêves, et les syllabes de mes songes, je veux apprécier
à nouveau la délicatesse de ta peau contre ma peau,
et l’hymne de tes mamelons.
hante mes rêves, et les syllabes de mes songes, je veux apprécier
à nouveau la délicatesse de ta peau contre ma peau,
et l’hymne de tes mamelons.
Mon corps recèle les moiteurs de mon alcôve,
ma robe courte noire, mes hauts talons, et mes bas de soie
brasillent sous les javelots des cimes,
et psalmodient les édits de ma Grâce
ma robe courte noire, mes hauts talons, et mes bas de soie
brasillent sous les javelots des cimes,
et psalmodient les édits de ma Grâce
tandis que les monts de mes seins hauts plantés,
fiers et et lourds, libres de tout soutien, et
la Fourrure de ma Toison-corolle divulguent au monde
l’immortalité de ma magnificence.
fiers et et lourds, libres de tout soutien, et
la Fourrure de ma Toison-corolle divulguent au monde
l’immortalité de ma magnificence.
J’ai tant attendu ton retour, j’ai tant souffert que
je désire une nouvelle Maîtresse, car je n’en peux plus d’attendre,
je la guette au gré de mes errances,
et de mes promenades au Mans,
je désire une nouvelle Maîtresse, car je n’en peux plus d’attendre,
je la guette au gré de mes errances,
et de mes promenades au Mans,
je sais que je la rencontrerai, nos paumes s’effleureront,
les animaux guideront nos pas,
je l’entraînerai en ma borde, près du Loir,
là où coulent mes souvenirs,
les animaux guideront nos pas,
je l’entraînerai en ma borde, près du Loir,
là où coulent mes souvenirs,
j’ôterai ses vêtements, je ferai de même,
tremblante de Passion, je la posséderai des heures durant,
je boirai le nectar de sa sève avant de recommencer,
et Femmes, nous serons pures devant les autres femmes !
tremblante de Passion, je la posséderai des heures durant,
je boirai le nectar de sa sève avant de recommencer,
et Femmes, nous serons pures devant les autres femmes !
Sophie Rivière
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