rivière
Maître Poète
Les sanglots de ton rut
La nuit vient de tomber.
Nous sommes seules désormais,
dans ce boqueteau du Maine, sous le dais étoilé,
éloignées de toute agitation,
l’offertoire du vent cajole nos chairs nues,
alors que ton corps repose,
alangui,
contre la livrée d’une ramure.
Ta joliesse resplendit
aux
châteaux des ivraies
que conte la stance des colombes et
les boucles de ta chevelure
enlacent une rose.
Tu te lèves pour cueillir
l’haleine d’un soupir
et offrir à la Terre
le cantique d’un rêve,
mais, soudain,
tu deviens sauvage et terrible,
tu entâmes une danse rituelle,
un hymne à nos sœurs saphiques,
tu avances et tu recules,
tes orteils soufflètent les pâturages,
tes mains fines et lisses frôlent
ton buste menu qui tressaute,
tu câlines tes hanches
et tes jambes effilées,
tu lèves tes yeux vers moi,
fière et suppliante,
ton index droit s’égare
dans l’hermine de ton pubis,
hésite, effleure le maître-autel de ta grâce,
puis s’infiltre en ton vagin
jusqu’à ton utérus, et continue longtemps
son manège si impatient et si ravissant,
ensuite, tu fermes tes paupières langoureuses,
tes lèvres d’angelot confessent
la lave de ta lumière
et la fougue de notre amour,
les sanglots de ton rut
transpercent
les murailles des fleuves,
des hameaux et des villes.
Le cœur battant la chamade,
je te berce maintenant,
mon
Impératrice de grâces,
dans
la crique de mes bras
où tu t’es réfugiée,
anéantie de bonheur.
Demain, quand le soleil
sera à son apogée,
je
mélangerai le miel de nos semences,
et je le suspendrai
aux faîtes des rivages du Loir
afin de montrer à l’Univers
la puissance de notre adoration !
Sophie Rivière
La nuit vient de tomber.
Nous sommes seules désormais,
dans ce boqueteau du Maine, sous le dais étoilé,
éloignées de toute agitation,
l’offertoire du vent cajole nos chairs nues,
alors que ton corps repose,
alangui,
contre la livrée d’une ramure.
Ta joliesse resplendit
aux
châteaux des ivraies
que conte la stance des colombes et
les boucles de ta chevelure
enlacent une rose.
Tu te lèves pour cueillir
l’haleine d’un soupir
et offrir à la Terre
le cantique d’un rêve,
mais, soudain,
tu deviens sauvage et terrible,
tu entâmes une danse rituelle,
un hymne à nos sœurs saphiques,
tu avances et tu recules,
tes orteils soufflètent les pâturages,
tes mains fines et lisses frôlent
ton buste menu qui tressaute,
tu câlines tes hanches
et tes jambes effilées,
tu lèves tes yeux vers moi,
fière et suppliante,
ton index droit s’égare
dans l’hermine de ton pubis,
hésite, effleure le maître-autel de ta grâce,
puis s’infiltre en ton vagin
jusqu’à ton utérus, et continue longtemps
son manège si impatient et si ravissant,
ensuite, tu fermes tes paupières langoureuses,
tes lèvres d’angelot confessent
la lave de ta lumière
et la fougue de notre amour,
les sanglots de ton rut
transpercent
les murailles des fleuves,
des hameaux et des villes.
Le cœur battant la chamade,
je te berce maintenant,
mon
Impératrice de grâces,
dans
la crique de mes bras
où tu t’es réfugiée,
anéantie de bonheur.
Demain, quand le soleil
sera à son apogée,
je
mélangerai le miel de nos semences,
et je le suspendrai
aux faîtes des rivages du Loir
afin de montrer à l’Univers
la puissance de notre adoration !
Sophie Rivière
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