rivière
Maître Poète
Les sanglots émerveillés de notre Impudeur
Entends-tu en notre gynécée,
mon Aimée,
les rimes du vent
qui hantent ce soir
le désert des grèves
et
les
cheveux des bocages ?
Elles édictent au monde
le songe et la douleur
que nous ignorons
ô ma Vénus d’Ebène,
nous nous aimons,
et le monde s’incline
devant
la magnificence de nos nudités,
osons l’affirmer :
Femmes, nous nous déifions,
et
notre mixité est notre richesse.
Viens contre moi,
je suis ta sirène d’ivoire,
rapprochons plus encore
nos sèves de peau
qui crient dessus notre couche
les sanglots émerveillés
de notre Impudeur,
allonge-toi,
assise
sur mes talons face à toi,
j’embrasse
l’hymne de tes seins fiers et lourds
qui durcissent
à
l’
approche de mes paumes,
tu frémis à mon contact,
ma Douce,
mon Epousée,
tu fermes la fleur de tes paupières,
tandis que ma langue descend
vers le centre de ton corps,
vers ton pertuis
où je dépose
l’oriflamme d’un baiser,
puis, devenue folle de plaisir,
je t’allonge, je suce
les lys de ton clitoris,
émue, tu gémis, tu geins, tu cries,
tu t’accroches aux montants de ton lit,
tandis que, vicieuse,
j’introduis deux doigts de ma main
en les cierges de ton vagin,
ils descendent lentement
jusqu’à
la grotte sublime de ta matrice
où je vais et je viens sans arrêt,
tu éructes, tu hurles,
tu halètes, tu hoquettes
des sonnets de joie,
ô mon Impératrice d’Infini !
Tu t’appuies sur tes talons
l’urne de tes hanches,
bientôt tu n’es plus que Jouissance,
et soudain,
ta cyprine jaillit
dessus le péan de nos bancs-ventres
et de nos cuisses,
je me mets à genoux,
et je récolte
le nectar de notre hyménée
que nous buvons
entrelacées,
parmi
les bruissements de la Tendresse,
dans le reflux et le reflux de notre Passion !
Sophie Rivière
Entends-tu en notre gynécée,
mon Aimée,
les rimes du vent
qui hantent ce soir
le désert des grèves
et
les
cheveux des bocages ?
Elles édictent au monde
le songe et la douleur
que nous ignorons
ô ma Vénus d’Ebène,
nous nous aimons,
et le monde s’incline
devant
la magnificence de nos nudités,
osons l’affirmer :
Femmes, nous nous déifions,
et
notre mixité est notre richesse.
Viens contre moi,
je suis ta sirène d’ivoire,
rapprochons plus encore
nos sèves de peau
qui crient dessus notre couche
les sanglots émerveillés
de notre Impudeur,
allonge-toi,
assise
sur mes talons face à toi,
j’embrasse
l’hymne de tes seins fiers et lourds
qui durcissent
à
l’
approche de mes paumes,
tu frémis à mon contact,
ma Douce,
mon Epousée,
tu fermes la fleur de tes paupières,
tandis que ma langue descend
vers le centre de ton corps,
vers ton pertuis
où je dépose
l’oriflamme d’un baiser,
puis, devenue folle de plaisir,
je t’allonge, je suce
les lys de ton clitoris,
émue, tu gémis, tu geins, tu cries,
tu t’accroches aux montants de ton lit,
tandis que, vicieuse,
j’introduis deux doigts de ma main
en les cierges de ton vagin,
ils descendent lentement
jusqu’à
la grotte sublime de ta matrice
où je vais et je viens sans arrêt,
tu éructes, tu hurles,
tu halètes, tu hoquettes
des sonnets de joie,
ô mon Impératrice d’Infini !
Tu t’appuies sur tes talons
l’urne de tes hanches,
bientôt tu n’es plus que Jouissance,
et soudain,
ta cyprine jaillit
dessus le péan de nos bancs-ventres
et de nos cuisses,
je me mets à genoux,
et je récolte
le nectar de notre hyménée
que nous buvons
entrelacées,
parmi
les bruissements de la Tendresse,
dans le reflux et le reflux de notre Passion !
Sophie Rivière