rivière
Maître Poète
Les ruisseaux s’entrouvrent au vent de mes paumes
Je chemine le long de la route, à travers les bocages et les forêts,
je me nourris de plantes, et de racines,
les ruisseaux s’entrouvrent au vent de mes paumes
lorsque je m’agenouille pour boire,
je me nourris de plantes, et de racines,
les ruisseaux s’entrouvrent au vent de mes paumes
lorsque je m’agenouille pour boire,
face aux beffrois des ciels d’azur, face aux dais des arbres,
je marche vers ta Lumière,
ô ma Sirène, mon amante,
toi que j’ai rencontrée un jour de mai à la fête patronale.
je marche vers ta Lumière,
ô ma Sirène, mon amante,
toi que j’ai rencontrée un jour de mai à la fête patronale.
Ta beauté m’a subjuguée, je t’ai déclaré ma flamme,
et je suis devenue Tienne, mais tu m’as quittée pour aller à Paris,
et depuis lors, mes amies les oiselles me guident pour te rejoindre,
et te psalmodient des lais de tendresse
et je suis devenue Tienne, mais tu m’as quittée pour aller à Paris,
et depuis lors, mes amies les oiselles me guident pour te rejoindre,
et te psalmodient des lais de tendresse
que je compose à tout instant.
Les amarantes et les violettes blanches révèrent
l’astre de ma Magnificence, et se ploient à mon apparition,
la nuit, je dors dans une clairière sur un baldaquin de mousses,
Les amarantes et les violettes blanches révèrent
l’astre de ma Magnificence, et se ploient à mon apparition,
la nuit, je dors dans une clairière sur un baldaquin de mousses,
adossée aux solives des zéniths, et je reprends mon chemin,
je m’arrête parfois, et je sors de mon sac à main
qui pend à mon mon épaule gracile
une photo que tu m’as remise, et je te contemple, tendrement.
je m’arrête parfois, et je sors de mon sac à main
qui pend à mon mon épaule gracile
une photo que tu m’as remise, et je te contemple, tendrement.
Je viens vers toi, mon divin Tourment,
souvent le reflux et le reflux des nuages ternit
le silence sylvestre, mais peu me chaut ces détails,
car le Soleil de ton sourire me guide,
souvent le reflux et le reflux des nuages ternit
le silence sylvestre, mais peu me chaut ces détails,
car le Soleil de ton sourire me guide,
j’ai tant besoin de tes lèvres
dessus les collines de mes seins lourds, et
l’empire de ma Toison-corolle
que magnifient tes baisers de braise.
dessus les collines de mes seins lourds, et
l’empire de ma Toison-corolle
que magnifient tes baisers de braise.
Je te rejoindrai bientôt en ta chambre,
en l’île de la Cité,
je n’aurai pour tout bagage
qu’un recueil d’odes saphiques
en l’île de la Cité,
je n’aurai pour tout bagage
qu’un recueil d’odes saphiques
que je te déclamerai, agenouillée,
tu me posséderas alors, dévotement,
et tu me conduiras
jusqu’au spasme suprême pour l’éternité !
tu me posséderas alors, dévotement,
et tu me conduiras
jusqu’au spasme suprême pour l’éternité !
Sophie Rivière