Paihelcey
Poète libéré
Ce bouquet de printemps, que je t’ai refusé,
A fiché dans mon cœur une épine écarlate.
Une perle de sang, au sillage rosé,
Vient tracer ma douleur sur ta peau délicate.
Fille au regard d’azur, imagine la prose
Qui s’inscrit peu à peu, là, au creux de ta main !
Aucun mot n’est obscur, nulle phrase morose
Pour qui sait voir le jeu là où mon cœur se plaint.
Car tu es papillon ! De tes ailes soyeuses,
Tu épouses le ciel au gré du vent galant.
D’Australie au Japon, dans tes rondes joyeuses,
Tout ton corps se fait miel sous le soleil d’orient.
Te souviens-tu de moi, toi que porte la brise ?
Je suis un tournesol, enfoncé dans un pot.
Aussi puissant qu’un roi, le soleil t’a conquise
Et tu poursuis ton vol vers un monde dévot.
Ce bouquet de printemps, je te l’ai refusé
Car je suis de tout temps un souci empoté.
A fiché dans mon cœur une épine écarlate.
Une perle de sang, au sillage rosé,
Vient tracer ma douleur sur ta peau délicate.
Fille au regard d’azur, imagine la prose
Qui s’inscrit peu à peu, là, au creux de ta main !
Aucun mot n’est obscur, nulle phrase morose
Pour qui sait voir le jeu là où mon cœur se plaint.
Car tu es papillon ! De tes ailes soyeuses,
Tu épouses le ciel au gré du vent galant.
D’Australie au Japon, dans tes rondes joyeuses,
Tout ton corps se fait miel sous le soleil d’orient.
Te souviens-tu de moi, toi que porte la brise ?
Je suis un tournesol, enfoncé dans un pot.
Aussi puissant qu’un roi, le soleil t’a conquise
Et tu poursuis ton vol vers un monde dévot.
Ce bouquet de printemps, je te l’ai refusé
Car je suis de tout temps un souci empoté.