rivière
Maître Poète
Les râles de ma magnificence
Les Aèdes t’ont enseigné la langueur des lyres,
et la grâce des tercets de chairs
qui s’abandonnent,
ô ma Douce,
les roses nous murmurent chaque jour
les serments de notre amour.
Aujourd’hui, l’azur frissonne sous le vent de mai,
nous nous promenons
dans les bois et les forêts du Maine,
paume contre paume,
parfois nous nous arrêtons près d’une fontaine
pour boire en la coupe de nos mains
l’or de notre Beauté.
Assisses contre un chêne,
nous contemplons au loin les strophes des bocages
qui se déroulent à nos pieds,
reçois le lys d’un baiser,
et l’ivresse de ma tendresse,
toi, l’Impératrice de mes songes,
toi qui connais le langage de la Volupté,
et
les râles de ma magnificence
quand tes lèvres et tes doigts me conduisent
des heures durant jusqu’aux cimes de la Jouissance.
Tout à l’heure, en notre borde, possède-moi,
je t’en supplie,
honore encore et toujours mes seins et mon pertuis,
car quoiqu’en disent les censeurs de tout poil,
il n’y a rien de plus beau au monde
que les orgues de la luxure si belle et si féminine
Sophie Rivière
Les Aèdes t’ont enseigné la langueur des lyres,
et la grâce des tercets de chairs
qui s’abandonnent,
ô ma Douce,
les roses nous murmurent chaque jour
les serments de notre amour.
Aujourd’hui, l’azur frissonne sous le vent de mai,
nous nous promenons
dans les bois et les forêts du Maine,
paume contre paume,
parfois nous nous arrêtons près d’une fontaine
pour boire en la coupe de nos mains
l’or de notre Beauté.
Assisses contre un chêne,
nous contemplons au loin les strophes des bocages
qui se déroulent à nos pieds,
reçois le lys d’un baiser,
et l’ivresse de ma tendresse,
toi, l’Impératrice de mes songes,
toi qui connais le langage de la Volupté,
et
les râles de ma magnificence
quand tes lèvres et tes doigts me conduisent
des heures durant jusqu’aux cimes de la Jouissance.
Tout à l’heure, en notre borde, possède-moi,
je t’en supplie,
honore encore et toujours mes seins et mon pertuis,
car quoiqu’en disent les censeurs de tout poil,
il n’y a rien de plus beau au monde
que les orgues de la luxure si belle et si féminine
Sophie Rivière