rivière
Maître Poète
Les psaumes du vent
Les fleurs blanches de ta Chair s’entrouvrent dans le matin,
les feuillages des chênes et des ormes bruissent
au gré des psaumes du vent, l’autel mystique des bocages
apparaît sous le sceau des ciels d’azur.
les feuillages des chênes et des ormes bruissent
au gré des psaumes du vent, l’autel mystique des bocages
apparaît sous le sceau des ciels d’azur.
La quiétude nous enveloppe, ô ma Sirène, ma Vie,
les parfums des champs d’asphodèles embaument
notre chambre sereine où tu gis encore, les paupières closes,
nue, comme moi, après nos épuisants stupres
les parfums des champs d’asphodèles embaument
notre chambre sereine où tu gis encore, les paupières closes,
nue, comme moi, après nos épuisants stupres
sur les plaines du Désir, ta longue chevelure blonde
s’enroule autour de mon cou, non loin de nous,
coulent le Loir et nos souvenirs, tandis que
des oiselles, ivres de vénustés, effleurent l’estuaire des nuages
s’enroule autour de mon cou, non loin de nous,
coulent le Loir et nos souvenirs, tandis que
des oiselles, ivres de vénustés, effleurent l’estuaire des nuages
puis s’enfuient vers l’occident,
là où naissent la Douceur et les reflets de la terre,
nos micro-robes de tulle, nos bas de soie, nos escarpins,
et nos sacs à main gisent sur notre fauteuil,
là où naissent la Douceur et les reflets de la terre,
nos micro-robes de tulle, nos bas de soie, nos escarpins,
et nos sacs à main gisent sur notre fauteuil,
témoins impassibles de nos joutes d’Eros.
Nous ne portons plus de soutien-gorge, et de culotte,
qui nous gênent dans nos mouvements,
j’adore les appâts mignards de ma Grâce
Nous ne portons plus de soutien-gorge, et de culotte,
qui nous gênent dans nos mouvements,
j’adore les appâts mignards de ma Grâce
que je brandis lors de nos sorties,
car je suis fière d’être Femme,
tu me désires alors, tes yeux de vice
réveillent mes sens endormis,
car je suis fière d’être Femme,
tu me désires alors, tes yeux de vice
réveillent mes sens endormis,
et dès notre retour, tu m’effleures,
tu ôtes mes vêtements d’un tour de main,
tu fais de même, et tu me possèdes
dessus l’ivoire de notre couche.
tu ôtes mes vêtements d’un tour de main,
tu fais de même, et tu me possèdes
dessus l’ivoire de notre couche.
Je n’en peux plus t’attendre, j’ai tant envie de toi,
je vais te réveiller, te chevaucher au corps-à-corps,
les donjons de mes seins lourds s’affermissent,
l’hermine de mon pertuis tremble, crie famine et me brûle,
je vais te réveiller, te chevaucher au corps-à-corps,
les donjons de mes seins lourds s’affermissent,
l’hermine de mon pertuis tremble, crie famine et me brûle,
je te veux, je te caracole, tu te réveilleras,
la double amphore de tes hanches suivra mes mouvements,
je t’emmènerai jusqu’au spasme suprême,
et dorénavant je serai ta Suzeraine à jamais, ô ma féale !
la double amphore de tes hanches suivra mes mouvements,
je t’emmènerai jusqu’au spasme suprême,
et dorénavant je serai ta Suzeraine à jamais, ô ma féale !
Sophie Rivière