rivière
Maître Poète
Les pierreries du soleil brasillent
Les voiles de la nuit s’en vont, furtives,
tandis que montent lentement les pétales de l’aurore,
les oiseaux piaillent sur les solives du zénith,
et dans les chemins creux,
tandis que montent lentement les pétales de l’aurore,
les oiseaux piaillent sur les solives du zénith,
et dans les chemins creux,
les pierreries du soleil brasillent
sous l’or bleu des cieux et l’onde de l’Anille,
les bocages se ploient contre les cathédrales du souffle.
Mon coeur palpite au souvenir de ta Toison-corolle
sous l’or bleu des cieux et l’onde de l’Anille,
les bocages se ploient contre les cathédrales du souffle.
Mon coeur palpite au souvenir de ta Toison-corolle
que j’ai honorée hier, des heures durant, dès la brune,
ô mon Epousée, mon amante,
je suis ta maîtresse et ta Suzeraine
depuis qu’un jour jour de mai,
ô mon Epousée, mon amante,
je suis ta maîtresse et ta Suzeraine
depuis qu’un jour jour de mai,
je t’ai initiée aux psaumes des prêtresses de Sappho.
L’haleine des lys pénètre dans notre chambre, non loin de nous,
près de notre maison, éclosent les corolles de notre jardin,
je gis en robe de nudité comme toi qui dors encore
L’haleine des lys pénètre dans notre chambre, non loin de nous,
près de notre maison, éclosent les corolles de notre jardin,
je gis en robe de nudité comme toi qui dors encore
sur la langueur de notre couche,
je m’enivre de la brûlure du jour,
je te chuchote lentement des sonnets de Grâce et de douceur
que j’ai composés à ton intention,
je m’enivre de la brûlure du jour,
je te chuchote lentement des sonnets de Grâce et de douceur
que j’ai composés à ton intention,
car je suis ta poétesse.
A ton réveil, dans le silence de notre hameau,
je te prendrai, agenouillée, face à la clarté de tes sens inapaisés,
face au sceau de ta Lumière,
A ton réveil, dans le silence de notre hameau,
je te prendrai, agenouillée, face à la clarté de tes sens inapaisés,
face au sceau de ta Lumière,
la colline de mes seins haut plantés, arrogants, et lourds,
durcis de désir, bougera à chacun de mes mouvements,
je sucerai tes mamelons, ma langue et mes paumes descendront
jusqu’à la presqu’île de ta Chair,
durcis de désir, bougera à chacun de mes mouvements,
je sucerai tes mamelons, ma langue et mes paumes descendront
jusqu’à la presqu’île de ta Chair,
et j’étancherai des heures durant la soif de ta rivière d’amour,
je te posséderai, ô ma vierge d’impudeur,
tu gémiras des motets de félicité,
tu hurleras des psaumes de rut,
je te posséderai, ô ma vierge d’impudeur,
tu gémiras des motets de félicité,
tu hurleras des psaumes de rut,
soudain le lait de tes blanches noces jaillira,
nous le boirons, et nous recommencerons l’éloquence de nos caresses,
et nous chanterons sans cesse
l’ivresse de notre Féminité si pure !
nous le boirons, et nous recommencerons l’éloquence de nos caresses,
et nous chanterons sans cesse
l’ivresse de notre Féminité si pure !
Sophie Rivière