rivière
Maître Poète
Les pétales de clarté frémissent
L’aurore se lève dessus les bocages, dessus les bourgs,
les effluves des hyacinthes que j’ai cueillies voilà peu,
et mises dans un vase de cristal, me troublent,
les oiselles montent vers les chapiteaux des zéniths,
les effluves des hyacinthes que j’ai cueillies voilà peu,
et mises dans un vase de cristal, me troublent,
les oiselles montent vers les chapiteaux des zéniths,
vers les linceuls du brouillard, au loin,
les pétales de clarté frémissent dans le diocèse de notre chambre,
dessus l’ivoire de notre couche où je gis,
nue comme le vent des forêts, mes lèvres gardent
les pétales de clarté frémissent dans le diocèse de notre chambre,
dessus l’ivoire de notre couche où je gis,
nue comme le vent des forêts, mes lèvres gardent
l’empreinte de tes lèvres, ô ma Sirène,
la double amphore de tes hanches resplendit, ta Chair de Grâce
ruisselle de délicatesse, la bleuité de tes veines m’appelle.
Je ne suis qu’attente, tu dors encore, épuisée par nos joutes de Vénus,
la double amphore de tes hanches resplendit, ta Chair de Grâce
ruisselle de délicatesse, la bleuité de tes veines m’appelle.
Je ne suis qu’attente, tu dors encore, épuisée par nos joutes de Vénus,
notre borde résonne encore de l’ivresse de mes extases
quand tu m’as emmenée hier dès le crépuscule,
à la lueur de nos chandeliers et des pierreries de lune,
jusqu’à l’autel de ma Jouissance.
quand tu m’as emmenée hier dès le crépuscule,
à la lueur de nos chandeliers et des pierreries de lune,
jusqu’à l’autel de ma Jouissance.
Mes seins pigeonnants et lourds, se dressent à ton évocation,
et exigent la virginité de tes paumes,
la divinité de ta Douceur qui m’envahit,
je suis Beauté et magnificence depuis que je t’ai rencontrée,
et exigent la virginité de tes paumes,
la divinité de ta Douceur qui m’envahit,
je suis Beauté et magnificence depuis que je t’ai rencontrée,
un soir de novembre, alors que j’errais, solitaire,
sac à main en bandoulière, parmi les vallons, parmi les clairières,
l’âme en peine, avec pour seuls bagages,
ma micro-robe de lin à plis, mes bas de soie, et mes bottines,
sac à main en bandoulière, parmi les vallons, parmi les clairières,
l’âme en peine, avec pour seuls bagages,
ma micro-robe de lin à plis, mes bas de soie, et mes bottines,
je venais de fuir mon époux, un être violent,
comme nombre d’hommes,
dès lors, je suis Tienne,
et j’attends chaque jour tes caresses sublimes
comme nombre d’hommes,
dès lors, je suis Tienne,
et j’attends chaque jour tes caresses sublimes
que je psalmodie, poétesse de Mytilène,
face aux saisons, face aux triomphes de mes émois.
Je ne suis rien sans tes étreintes,
je ne suis que désirs,
face aux saisons, face aux triomphes de mes émois.
Je ne suis rien sans tes étreintes,
je ne suis que désirs,
à ton réveil, ma Déesse,
déifie avec ta langue et tes doigts,
le royaume de ma Toison, délaisse-moi du faix de mes soucis,
caracole-moi, possède-moi, rends-moi plus Femme, je le Veux !
déifie avec ta langue et tes doigts,
le royaume de ma Toison, délaisse-moi du faix de mes soucis,
caracole-moi, possède-moi, rends-moi plus Femme, je le Veux !
Sophie Rivière