Les orgues jouent pour elle...
En la chapelle du ciel, elle vole,
Flotte sur un nuage du paradis,
Son âme joyeuse, légère, s'envole,
Danse déjà au monde de l'infini...
Portée par les anges immaculés,
Elle entre au royaume d'amour...
Le chant de nos cœurs attristés,
Ouvrent le chemin des toujours...
Regardant le monde elle sourit,
Puis doucement s'en retourne,
Parée de ses nouveaux habits,
Là où notre créateur séjourne...
Parcours qui s'achève en beauté,
Son corps enfin délesté se libère,
La mort en soi n'est pas finalité,
Bien au contraire, la régénère...
Adieu belle âme, rejoins les tiens!
Oui je les entends qui t'appellent...
Va! Va! Et quitte la vie de terrien,
Orgues, divinement jouez pour elle!
( A Annie Girardot)
(Les orgues de l'église Saint Roch à Paris)
Dernière édition: