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Les orgues de la sensualité

rivière

Maître Poète
Les orgues de la sensualité

Lorsque tu t’absentes pour une raison quelconque,
pour une heure ou quelques jours,
ma Fée de langueur,
et que montent en moi les orgues de la sensualité,


je sors d’une cachette connue de nous seules,
cet objet connu déjà des Anciens,
et que tu as béni avec le fruit rouge de ta bouche,
je parle du godemiché si pur et si beau.


Je l’emporte dans notre chambre
imprégné encore de tes parfums,
j’effeuille peu à peu chacun de mes vêtements :
ma robe de lin blanc,


mes escarpins vernis, mes bas de soie, et ma culotte,
je m’allonge sur notre couche,
mes paumes de sève
redécouvrent mes traits réguliers,


la cathédrale de mes seins fiers et lourds
que tu adores câliner,
elles descendent ensuite vers le continent de mon corps,
titillent longuement ma rivière d’amour,


je commence à geindre, puis j’introduis imperceptiblement
en la presqu’île de mon vagin
mon jouet sexuel imprégné au préalable de ma salive,
jusqu’à la grotte de ma matrice,


j’accélère peu à peu mes mouvements,
tandis que monte en moi l’écume du Plaisir,
je gémis, agitée de spasmes,
je râle des hymnes de magnificence


que le vent emporte dans les bourgs et les cités de fer,
je frissonne d’émois, je hurle,
je sanglote des ruts de volupté,
soudain, j’appuie sur mes talons


mes mamelons montent vers les solives des cieux,
et je hurle des messes de Jouissance,
quand jaillit le Saint chrême de ma Chair
que je bois en la coupe de mes mains,


jusqu’à mes prochains assauts.
Vous qui me lisez,
sachez qu’il n’y a rien n’est plus beau au monde
que la satisfaction des sens de la Femme,


car elle seule connaît avec sa compagne
la splendeur d’or du Désir,
et les strophes si divines et si parfaites
de l’Amour et de la tendresse !


Sophie Rivière
 
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