rivière
Maître Poète
Les oiseaux se hissent dessus la splendeur du monde
Je contemple les roseaux bleus du Loir
dont les paupières s'alanguissent,
non loin de moi,
se balance une barque,
dont les paupières s'alanguissent,
non loin de moi,
se balance une barque,
les oiseaux se hissent
dessus la splendeur du monde,
et se fondent dans l’azur de l’aurore.
Je pense à toi, mon Epousée,
dessus la splendeur du monde,
et se fondent dans l’azur de l’aurore.
Je pense à toi, mon Epousée,
toi qui recueilles, nuit après nuit,
les rimes de mes râles d’amour,
et l’ivresse de mes soupirs,
j’adore, ma garce brune,
les rimes de mes râles d’amour,
et l’ivresse de mes soupirs,
j’adore, ma garce brune,
la finesse de ta longue chevelure
qui bat au creux de tes reins,
la double amphore de tes hanches flexibles,
et ta croupe impudique.
qui bat au creux de tes reins,
la double amphore de tes hanches flexibles,
et ta croupe impudique.
Je tremble d’extase quand tu me prends
dessus la mousse des forêts,
dessus la prée,
sous le dais d’un chêne,
dessus la mousse des forêts,
dessus la prée,
sous le dais d’un chêne,
ou sur notre couche, en notre borde,
mon Impératrice de Grâce.
Je suis revenue en notre maison maintenant,
tu viens de te réveiller, tu gis, nue comme le vent,
mon Impératrice de Grâce.
Je suis revenue en notre maison maintenant,
tu viens de te réveiller, tu gis, nue comme le vent,
je t’en supplie, je n’en peux plus,
possède-moi,
je suis allongée sur le dos, à tes côtés,
mets-toi à genoux, et câline avec tes lèvres et tes paumes
possède-moi,
je suis allongée sur le dos, à tes côtés,
mets-toi à genoux, et câline avec tes lèvres et tes paumes
le tertre de mes seins majestueux, fiers et lourds,
et l’hermine de mon pertuis,
fais-moi sangloter de bonheur,
fais-moi connaître à nouveau les syllabes de nos ruts,
et l’hermine de mon pertuis,
fais-moi sangloter de bonheur,
fais-moi connaître à nouveau les syllabes de nos ruts,
emmène-moi jusqu’à l’archipel de la Jouissance,
tu boiras le lait de ma Passion,
puis nous nous endormirons, entremêlées,
bercées par la liesse de nos amours si pures !
tu boiras le lait de ma Passion,
puis nous nous endormirons, entremêlées,
bercées par la liesse de nos amours si pures !
Sophie Rivière