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Les nantis

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Nouveau poète
Les nantis​

Sur vos hauteurs de capital, vous vous sentez à l'abri, vous bâtissez des murailles pour que vos biens soit protégés. Faudrait-il longtemps vous gratter la couenne pour retrouver vos origines, une chemise bleue sous salopette et des sabots aux pieds ?

Votre arbre généalogique est-il de taille à effacer vos péchés ? Sur son tronc, n'y a-t-il pas d'entailles qui pourraient vous rappeler que ses racines sont dans la terre que nous avons tous cultivée, sur un même pied d'égalité ?

Vous critiquez les autres classes quand vous les voyez défiler ; pour nous un plus, pour vous une paille ; par vos propos vous condamnez le fait que l'on soit salarié.

Vous creusez le fossé qui nous sépare ; pour que disparaissent ceux qui vous menacent de ne plus être des nantis, vous faites régresser la barre des tâches pour agrandir vos avoirs et faire de nous des gagne-petit.

Quand tout bascule pour l'un des vôtres, vous vous empressez de déserter tout contact avec ce membre que vous préférez amputer.

De mon statut je vous condamne à vivre reclus et cloîtrés ; dans vos prisons de belle taille, couvertes d'or douteusement gagné. « Derrière toute fortune se cache un crime », à vous de l'assumer.

Vous êtes la cible des envieux, qui ne prendront pas de gants pour vous enlever ce que vous avez de plus cher, votre éphémère pouvoir financier.

« Il n’y a que les pouilleux qui se grattent », à vous d’interpréter…

Armand Voss
 
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