Boutissan
Nouveau poète
Dans un mot chagriné et inconnu Les sens s’évadent timidement La vérité se cache en pleine folie Mes pensées sont comme une âme sans plume Balançant dans un rêve grotesque et sublime Oh vagues ! Oh rêve ! Oh silences ! Approchez ma vie est encore plus vide Mon cadavre vivant souriant et humide Sans ailes, on peut s’envolez librement A l’orage, avec la timidité du vent Dans chaque instant de la solitude J’entends les cris des tombes accablées Une voix silencieuse, un cœur tremblé Les mânes se déplacent sans aucune trace Peut-être, la mort et la vie ont changé leurs places Des fleurs pleurent au rythme tragique de la pluie Et notre cœur agonisse sous les ténèbres de la nuit Oh ciel ! Oh cris ! Oh âmes ! Quels remords ! Oh vagabond ! Oh vivants ! Êtes-vous morts ? Devant une mer triste et des vagues agitées Ton spleen était moi, un embrun exquis Douloureusement, je me souviens de toi De ton parfum enchanté, ton silence et ta voix Parfois, l'enfer peut sentir ma détresse Parfois, le vent m'éloigne sans cesse Peut-être, je vois l'étoile brillante mais noire, La solitude m'embrasse jalousement Pitié de mes pleurs qui coulent doucement Sur tes joues les plus chagrinées, les plus fatiguées Entendant les cris d'un cœur froid,