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Les miséreux

OLIVIERW

Maître Poète
Les miséreux



Il dort le vieux, assommé par un mauvais vin

Sur un coin de la table, cheveux en bataille

Chenu par le temps, le visage purpurin

Egrotant, replet, par des années de ripaille.



Elle, blanchie sous le harnois près de son fourneau

A préparer le repas du midi, du soir

Ses mains sont usées, à écaler les cerneaux

De noix, on lit dans son regard le désarroi.



Et lui, le fils, ce grand benêt, à l’air idiot

Qui rigole comme un bossu, il est heureux

Ce simplet quand il voit passer les étourneaux

Avec son rire narquois, il a l’air affreux.



Une ombre éthérée, furtive au pas feutré

Rase les murs noircis par le temps, il fait noir

Un coche passe au grand galop, le sol gelé

Craque sous le poids, il roule, vers le manoir.



Dans le galetas, la mère et ses trois enfants

Prêt de l’âtre fumant attendent le retour

Du père. Enfin, il est là, l’humble manant

Qui doit enlever ses oripeaux, les doigts gourds.



Harassé, il s’écroule sur le banc, mangeant

Dans l’écuelle, un bien modeste brouet

De lard et de fèves et au soleil couchant

Il va sans dire un mot, rejoindre la chambrée.

 
Misère! misère!
si tu les égards sur le forum, ils ne risquent pas de trouver leur maigre pitance ;)
pas posté sur le bon forum je redirige
 
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