Pierre-Alphonse
Nouveau poète
Scotché au mur de mon immeuble,
Comme un cafard à sa poubelle,
J’ai peur de passer la frontière
Vers le monde réel.
Tous ces mecs en costards, tatoués CELIO,
Je t’en mets deux pour cent dollars, rasés, parfumés CK.
J’ne connais pas leurs codes et leurs tafs ne rapportent pas assez d’oseille.
J’veux des tunes, pour emmener les filles,
Faire de la lèche aux vitrines.
J’veux qu’on me respecte,
J’veux pas que la honte monte en moi.
Quand tu me croiseras, ne compte pas que je baisse les yeux.
Si tu passes sur mon avenue, sans hésiter, je te dépouillerai.
Et mes mots deviendront tes maux
Et mes mots deviendront tes maux
Invité d’office dans ma télé, tu me racontes une belle histoire.
Il y aurait des gens heureux qui travaillent plein d’espoirs.
Tu oublies de dire qu’ils se jettent par les fenêtres et qu’ils se pendent pour oublier les crédits, les angoisses qui habitent leurs nuits.
Que tu les soignes à coups de médocs factices.
Que tes crimes sont remboursés par la sécurité sociale.
Tu oublies de dire, l’alcool que tu leurs vends, le crack que je leurs tends.
Les billets que tu me prends.
Nos rêves sont assistés, par des produits en vente illimitée.
Nos rêves n’ont pas d’horizon mais des écrans multifonctions.
Tu parles encore, comme un coq sur mon fumier.
T’as jamais mis un pied dans une cité, mais ma vie, tu veux me la dicter ?
T’as peur de mes sœurs voilées, mais tu oublies ces mères tombées sous les coups de leurs maris alcoolisés.
Tu leurs vends la peur, tu veux qu’ils vivent dans la terreur, qu’ils oublient tes erreurs.
Ton sujet préféré, c’est notre sécurité.
Je vais vous protéger de tous ces paumés.
Tu oublies que ces enfants que tu malmènes, sont nos enfants et nous les aimons.
Même si pour quelques heures de ménage, trop tôt le matin nous les abandonnons.
Et tes mots deviennent nos maux
Et tes mots deviennent nos maux
Nos cités sont des réserves, de désespoirs à ciel ouvert.
Nous cassons les miroirs pour ne plus nous regarder vieillir sans avoir vécu.
Alors aux nuits les plus sombres de ce dégoût de nous qui nous plombe,
On se transforme en bête traqueuse et haineuse.
Tant pis pour celui qui paiera l’addition, ce soir nous le saignerons.
Alors nos mots deviennent vos maux.
Alors nos mots deviennent vos maux.
Il faudrait que je comprenne, tu as besoin d’oxygène.
Tu t’es sûrement trompée,
T’aurais pas due me trompée.
Mais il est trop tard, tu m’as disqualifié.
Tu étais tout, ma maîtresse, ma reine, sans toit je ne tiens plus debout.
Je ne veux pas pleuré, Je ne veux pas crié.
Personne ne me fait saigner.
Dans ma tête raisonnent tes paroles
Il me faut une virée.
Et tes mots sont devenus mes maux.
Et tes mots sont devenus mes maux.
Comme un cafard à sa poubelle,
J’ai peur de passer la frontière
Vers le monde réel.
Tous ces mecs en costards, tatoués CELIO,
Je t’en mets deux pour cent dollars, rasés, parfumés CK.
J’ne connais pas leurs codes et leurs tafs ne rapportent pas assez d’oseille.
J’veux des tunes, pour emmener les filles,
Faire de la lèche aux vitrines.
J’veux qu’on me respecte,
J’veux pas que la honte monte en moi.
Quand tu me croiseras, ne compte pas que je baisse les yeux.
Si tu passes sur mon avenue, sans hésiter, je te dépouillerai.
Et mes mots deviendront tes maux
Et mes mots deviendront tes maux
Invité d’office dans ma télé, tu me racontes une belle histoire.
Il y aurait des gens heureux qui travaillent plein d’espoirs.
Tu oublies de dire qu’ils se jettent par les fenêtres et qu’ils se pendent pour oublier les crédits, les angoisses qui habitent leurs nuits.
Que tu les soignes à coups de médocs factices.
Que tes crimes sont remboursés par la sécurité sociale.
Tu oublies de dire, l’alcool que tu leurs vends, le crack que je leurs tends.
Les billets que tu me prends.
Nos rêves sont assistés, par des produits en vente illimitée.
Nos rêves n’ont pas d’horizon mais des écrans multifonctions.
Tu parles encore, comme un coq sur mon fumier.
T’as jamais mis un pied dans une cité, mais ma vie, tu veux me la dicter ?
T’as peur de mes sœurs voilées, mais tu oublies ces mères tombées sous les coups de leurs maris alcoolisés.
Tu leurs vends la peur, tu veux qu’ils vivent dans la terreur, qu’ils oublient tes erreurs.
Ton sujet préféré, c’est notre sécurité.
Je vais vous protéger de tous ces paumés.
Tu oublies que ces enfants que tu malmènes, sont nos enfants et nous les aimons.
Même si pour quelques heures de ménage, trop tôt le matin nous les abandonnons.
Et tes mots deviennent nos maux
Et tes mots deviennent nos maux
Nos cités sont des réserves, de désespoirs à ciel ouvert.
Nous cassons les miroirs pour ne plus nous regarder vieillir sans avoir vécu.
Alors aux nuits les plus sombres de ce dégoût de nous qui nous plombe,
On se transforme en bête traqueuse et haineuse.
Tant pis pour celui qui paiera l’addition, ce soir nous le saignerons.
Alors nos mots deviennent vos maux.
Alors nos mots deviennent vos maux.
Il faudrait que je comprenne, tu as besoin d’oxygène.
Tu t’es sûrement trompée,
T’aurais pas due me trompée.
Mais il est trop tard, tu m’as disqualifié.
Tu étais tout, ma maîtresse, ma reine, sans toit je ne tiens plus debout.
Je ne veux pas pleuré, Je ne veux pas crié.
Personne ne me fait saigner.
Dans ma tête raisonnent tes paroles
Il me faut une virée.
Et tes mots sont devenus mes maux.
Et tes mots sont devenus mes maux.