venezia
Nouveau poète
Debout sur ses deux jambes fatigués
les mains l'une dans l'autre
voudrais-elle enfin prier?
Les yeux ouverts me regardant
le sourire au bord des lèvres
et sa voix douce m'endormant
Elle m'accueille d'un baiser piquant sur le front
m'ouvrant sa main fragile portant un biscuit
Elle s'assoit enfin sur une chaise de paille usée
remettant sa robe droite, me parlant de papy
Me fixant d'un point droit
elle me montre du doigt,près de mon coude
une pelote de laine rouge et des aiguilles
lui tendant gentillement, elle me sourie
et me dis simplement merci,
elle réajuste ses lunettes démodées
passe une mains dans ses cheveux
et commence à tricoter
je vois bien qu'elle cache sa souffrance
car ses mains sont bien malade
et ses doigts sont tout tordus
je vois bien dans son regard
la peine d'être souffrante
et de ne pouvoir le dire à personne
allongé dans les bras de morfé
dans de la soie blanche écarlate
les mains toujours l'une dans l'autre
le sourire dans le néan, et un regard qui n'existe plus
envelloppé d'un drap de linceul
je vois sur son visage le malheur dans ses rides
et les cris de douleur dessiné un peu partout
je vois un corps signant des courbatures
la souffrance n'est plus mais à fait un pact
la maladie aura raison, ma grand-mère n'est plus
ton visage mémère sera toujours dans mes pensées,
je verrai toujours ton sourire caché ta souffrance
je dirais bien que tu as fais la guerre avec toi même
avec ta vie et tu mérite tout autant la médaille
le prix nobel de protéger ta famille du malheur
là où tu es le soleil brille et tes blessures n'existe plus
tu est toujours assise sur ta chaise, avec ton tricot
tu réajuste souvent tes lunettes, et tu sourie toujours avec
autant d'amour, tu nous aimes et on le sais, on te sent
( souvenir de mes 16 ans)
les mains l'une dans l'autre
voudrais-elle enfin prier?
Les yeux ouverts me regardant
le sourire au bord des lèvres
et sa voix douce m'endormant
Elle m'accueille d'un baiser piquant sur le front
m'ouvrant sa main fragile portant un biscuit
Elle s'assoit enfin sur une chaise de paille usée
remettant sa robe droite, me parlant de papy
Me fixant d'un point droit
elle me montre du doigt,près de mon coude
une pelote de laine rouge et des aiguilles
lui tendant gentillement, elle me sourie
et me dis simplement merci,
elle réajuste ses lunettes démodées
passe une mains dans ses cheveux
et commence à tricoter
je vois bien qu'elle cache sa souffrance
car ses mains sont bien malade
et ses doigts sont tout tordus
je vois bien dans son regard
la peine d'être souffrante
et de ne pouvoir le dire à personne
allongé dans les bras de morfé
dans de la soie blanche écarlate
les mains toujours l'une dans l'autre
le sourire dans le néan, et un regard qui n'existe plus
envelloppé d'un drap de linceul
je vois sur son visage le malheur dans ses rides
et les cris de douleur dessiné un peu partout
je vois un corps signant des courbatures
la souffrance n'est plus mais à fait un pact
la maladie aura raison, ma grand-mère n'est plus
ton visage mémère sera toujours dans mes pensées,
je verrai toujours ton sourire caché ta souffrance
je dirais bien que tu as fais la guerre avec toi même
avec ta vie et tu mérite tout autant la médaille
le prix nobel de protéger ta famille du malheur
là où tu es le soleil brille et tes blessures n'existe plus
tu est toujours assise sur ta chaise, avec ton tricot
tu réajuste souvent tes lunettes, et tu sourie toujours avec
autant d'amour, tu nous aimes et on le sais, on te sent
( souvenir de mes 16 ans)