rivière
Maître Poète
Les lys de tes seins ensorcellent mes sens
Ce mâtin,
notre couche garde encore
nos
moiteurs d’alcôve,
et
sourit
à
la langueur de tes lèvres charnelles.
Les lys de tes seins fiers
ensorcellent
à nouveau
mes sens que je croyais apaisés,
ton corps endormi
recèle
des fleurs de volupté.
J’effleure
avec mes paumes
l’or de tes aisselles,
le vase de tes hanches
qui reposent
alanguies
contre
l’
ivoire de ma chair.
Tu es éveillée maintenant,
ma Douce, mon Amour,
je te souris,
des effluves d’allégresse m’envahissent,
sens-tu
les cierges de ma peau
dessus la tienne,
et l’hymne de mes prières,
car
je veux te posséder,
je veux sentir
l’hymne de tes jambes contre mes jambes,
la vague de ta chevelure brune
se mêle à la mienne,
je te chevauche,
je vendange longuement tes mamelons
avec mes lèvres,
elles descendent
vers
le missel de ton sexe,
tandis que
ma dextre pénètre
dedans
le péan de ton vagin
où elle monte et descend
jusqu’à l’utérus,
tu te démènes,
tu cries,
tu t’embrases,
tu geins,
tes chants de rut éveillent
l’écume de ta nudité
et s’envolent
par delà les murailles
des forêts et des châteaux,
ô ma Vénérée,
bientôt,
je me ceins de ta cyprine
qui surgit,
et nous la lapons,
avides.
Presse-toi contre moi,
tout à l’heure,
tu cueilleras ma sève,
et
nous crierons au monde entier
la
beauté de nos amours si belles et si féminines !
Sophie Rivière
Ce mâtin,
notre couche garde encore
nos
moiteurs d’alcôve,
et
sourit
à
la langueur de tes lèvres charnelles.
Les lys de tes seins fiers
ensorcellent
à nouveau
mes sens que je croyais apaisés,
ton corps endormi
recèle
des fleurs de volupté.
J’effleure
avec mes paumes
l’or de tes aisselles,
le vase de tes hanches
qui reposent
alanguies
contre
l’
ivoire de ma chair.
Tu es éveillée maintenant,
ma Douce, mon Amour,
je te souris,
des effluves d’allégresse m’envahissent,
sens-tu
les cierges de ma peau
dessus la tienne,
et l’hymne de mes prières,
car
je veux te posséder,
je veux sentir
l’hymne de tes jambes contre mes jambes,
la vague de ta chevelure brune
se mêle à la mienne,
je te chevauche,
je vendange longuement tes mamelons
avec mes lèvres,
elles descendent
vers
le missel de ton sexe,
tandis que
ma dextre pénètre
dedans
le péan de ton vagin
où elle monte et descend
jusqu’à l’utérus,
tu te démènes,
tu cries,
tu t’embrases,
tu geins,
tes chants de rut éveillent
l’écume de ta nudité
et s’envolent
par delà les murailles
des forêts et des châteaux,
ô ma Vénérée,
bientôt,
je me ceins de ta cyprine
qui surgit,
et nous la lapons,
avides.
Presse-toi contre moi,
tout à l’heure,
tu cueilleras ma sève,
et
nous crierons au monde entier
la
beauté de nos amours si belles et si féminines !
Sophie Rivière